Librairie Generale Francaise

  • Grandir, vieillir, mais aussi l'indifférence qui se creuse entre les amants, ou encore les Révolutions se renversant en privilèges : autant de modifications qui se produsent devant nous, mais si continûment qu'on ne les perçoit pas. Or, si cette transformation nous échappe, c'est sans doute que l'outil de la philosophie grecque échoue à capter cet indéterminable de la transition. De là, l'intérêt à passer par la pensée chinoise : ces transformations silencieuses rendent compte de la fluidité de la vie et éclairent les maturations de l'Histoire tout autant que de la Nature. Une mise en regard de la pensée chinoise et de la pensée européenne, par un philosophe et sinologue français, directeur de l'Institut de la pensée contemporaine.

  • Regard neuf sur un monde neuf.

  • "A sa mort, en 1919, l'énigmatique Victor Segalen n'avait publié que trois ouvrages - Les Immémoriaux, Stèleset Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d'une oeuvre qui, paradoxalement, restait à venir. Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l'exotisme fait partie d'un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d'exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l'exotisme, c'est d'abord une catégorie de la sensibilité qui permet de " percevoir le divers ". Et l'exotisme, c'est l'art, subtil, d'accéder à l'autre. Or, au début de ce siècle, à l'heure de l'universalisme colonial, rien n'est moins " politiquement correct " que de tels propos. Aujourd'hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable " bréviaire de la différence " qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d'ethnologie."

  • Umberto Eco La Guerre du faux La Guerre du faux, ou la chronique raisonnée de nos nouvelles mythologies. Une lecture saisissante. Pour réapprendre à voir le monde et percer le mystère des apparences. Blue-jean, football, télévision, terrorisme, hyperréalité, phénomènes de mode, nouveautés technologiques, passions multiples, etc. L'univers quotidien de notre siècle finissant magistralement déchiffré par l'auteur du Nom de la rose.

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  • Umberto Eco
    Pastiches et postiches

    Débusquer les non-dits, les présupposés et les réßexes qui fondent nos usages culturels, nos manières de lire, de créer, de donner sens au monde, sans doute est-ce là une des ambitions majeures de l'écrivain inclassable qu'est Umberto Eco, tour à tour sémiologue (Lector in fabula), essayiste (De Superman au surhomme), romancier au succès international (Le Nom de la rose).
    Les textes recueillis ici, publiés dans diverses revues depuis le début des années 1960, explorent toutes les stratégies de l'ironie et de la distance. Qu'il pastiche avec une affectueuse drôlerie Vladimir Nabokov ou le Nouveau Roman, imagine les déductions d'ethnologues australiens découvrant les indigènes du Milanais, ou fasse commenter en direct par les médias de notre temps la découverte de l'Amérique, il nous convie avec une alliance unique d'érudition, d'esprit critique et de gaieté voltairienne, à une nouvelle lecture des langages et des codes qui sont les nôtres et auxquels nous ne prêtons plus attention, tant ils font partie de notre quotidien.

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  • Jean-Luc Marion Le Phénomène érotique « L'amour, nous en parlons toujours, nous l'expérimentons souvent, mais nous n'y comprenons rien, ou presque. La preuve : nous le déchirons entre des contraires - eros et agapé, jouissance brute et charité abstraite, pornographie et sentimentalisme. Il en devient absurde ou insignifiant. L'explication : la philosophie nous a persuadés de l'interpréter à partir de la conscience de soi, comme une variante, dérivée et irrationnelle, de la claire pensée. Il se rabaisse au rang de la «passion», maladive, irrationnelle, toujours douteuse.
    Je conteste ici ce verdict. L'amour ne dérive pas de l'ego, mais le précède et le donne à lui-même. On doit donc tenter de décrire les figures de la conscience à partir de cette situation originaire : la nécessité absolue qu'on m'aime et mon incapacité radicale à ne pas me haïr moi-même ; mon avancée unilatérale dans le rôle de l'amant ; le serment entre les amants qui fait surgir le phénomène érotique, unique et pourtant commun ; l'échange où chacun donne à l'autre la chair érotisée, que lui-même n'a pas, mais qu'il reçoit en retour ; l'acte sans fin, et pourtant toujours fini, de s'avancer chacun dans l'autre sans résistance.
    L'amour, dans toutes ces figures, ne se dit et ne se fait qu'en un seul sens. Le même pour tous, Dieu compris. Car l'amour se déploie aussi logiquement que le plus rigoureux des concepts. » J.-L. M.

  • Umberto Eco Le Signe Je voudrais insister sur trois aspects de l'ouvrage.
    1. Il porte sur le concept de signe, et non sur la totalité des thèmes actuellement abordés par la recherche sémiotique.
    2. On n'y trouvera pas la formulation d'une théorie, mais bien un panorama des différentes théories du signe. Il ne prétend fournir ni conclusions définitives ni perspectives théoriques originales, mais bien des informations [.].
    3. Le livre part du principe que le concept de signe ne concerne pas la seule linguistique, ni même les autres sémiotiques particulières, mais traverse toute l'histoire de la pensée philosophique.
    U. E.

    Une vaste synthèse qui présente les grandes théories du signe. Umberto Eco, l'un des maîtres incontestés de la sémiotique contemporaine, livre ici, au fil d'un exposé lumineux, les éléments nécessaires à la compréhension des recherches en linguistique et, au-delà, des problèmes liés à la communication et au langage.

  • LES STRATEGIES FATALES A rebours des idées reçues, des dogmes et des idéologies, une radiographie saisissante des sociétés contemporaines.
    Les statégies fatales ou la chronique du monde moderne. L'Amour, la séduction; le plaisir, l'obscène...Jean Baudrillard ,explore quelques-uns des chemins de l'actualité.

  • UMBERTO ECOART ET BEAUTE DANS L'ESTHETIQUE MEDIEVALESi les cultures ont été une idée du beau et de l'art, rares sont celles qui l'ont théorisée de façon explicite et l'ont considérée globalement, le beau et l'art étant liés, au point de penser en termes d'"esthétique". Ce concept est né en Europe au XVIIIe siècle et l'histoire des idées ne s'est guère intéréssée aux théories du beau et de l'art avant cette période. L'époque médiévale a longtemps été victime de cette erreur. Depuis cinquante ans, les choses ont changé : on a découvert le Moyen Âge, sa richesse, ses fascinantes spéculations sur la beauté, le plaisir esthétique et le goût, le beau naturel ou artistique, les rapports entre l'art et les autres activités humaines.

  • De la psychologie pure à la métaphysique, une conversion profonde a changé le sens du mot rêve chez les penseurs romantiques. élevés dans la double tradition, cartésienne et irrationaliste du xviiie siècle finissant, ils trouvèrent bientôt insuffisante la description de l'être humain que leurs aînés avaient établie, le schéma des forces et des facultés, dont le fonctionnement était censé obéir aux lois d'une stricte mécanique de l'esprit. [...] c'est là qu'intervient cette notion de l'inconscient à laquelle les philosophes de la nature surent donner une si féconde ampleur.
    Albert béguin.

    Avec l'âme romantique et le rêve, albert béguin a offert la plus belle, mais aussi la plus riche étude jamais consacrée au romantisme allemand. a la fois introduction aux uvres, présentation des auteurs et analyse subtile des pensées, elle dessine une voie royale pour qui veut pénétrer l'univers culturel et mental de ce mouvement littéraire, le plus important du xixe siècle. lichtenberg, moritz, herder, troxler, von schubert, carus, jean-paul, novalis, tieck, achim d'arnim, brentano, hoffmann, kleist, etc. la galaxie romantique dans tous ses états. sans oublier, dans ses proches parages, la poésie française de nerval au surréalisme, en passant par hugo, baudelaire, rimbaud et mallarmé.

  • De l'Antiquité à nos jours, de multiples philosophies du signe et de l'interprétation se sont succédées. U. Eco a écrit de nombreux essais sur le sujet, dont il présente ici une sélection. Cela va d'une vaste recherche sur deux représentations de notre connaissance, explicitées par les modèles de l'arbre et du labyrinthe, à deux études qui retracent l'histoire de la métaphore, en passant par un essai sur la façon dont, au Moyen Âge, on classait l'aboiement du chien et les autres cris d'animaux. On y découvre également une étude sur les techniques médiévales de falsification, un texte sur la recherche séculaire d'une langue parfaite, un autre sur la sémiotique implicite des Fiancés... U. Eco rassemble ainsi toute l'histoire de différentes philosophies du langage, ou des langages, s'adressant au spécialiste comme au simple lecteur intéressé.

  • Michel Serres Esthétiques sur Carpaccio Ce livre d'images décrit un voyage : Venise, Lugano, Berlin, Caen, New York et retour à Venise, dans le corps morcelé du peintre Carpaccio, dans son oeuvre éparse. Voyage au milieu d'histoires, de mythes, de méthodes et d'idées, une errance fervente. Michel Serres avait déjà écrit sur la peinture : Poussin, Vermeer, Latour, Turner. Ce voyage dans Carpaccio est un cycle dans un cycle sur la peinture, qui, lui-même, en est un dans le cycle sur l'art.

  • Plutôt qu'un commentaire de la philosophie benjaminienne de l'histoire, cet essai est une réflexion, à la manière de Benjamin, sur l'histoire et les temps présents : quel sens y a-t-il à penser une histoire ou des événements messianiques ?

    L'histoire et la philosophie de l'histoire sont aujourd'hui à l'arrêt. Si l' "histoire du monde" ne peut plus être le "tribunal du monde" (Hegel), il ne s'ensuit pas qu'un tribunal mondial (éthique, politique ou juridique) doive juger l'histoire. L'histoire n'est pas finie : elle n'est ni terminée ni dépassée (par le droit, la loi, l'humanité, etc.) ; elle est, en revanche, comme arrêtée. La justice que chaque génération attend de l'histoire est soustraite et exclue de l'histoire : elle est exceptionnelle. Une exception ne confirme ni n'infirme une règle, elle la suspend, et l'arrête : elle la prend sur le fait, la met en défaut et, dans la faille entr'aperçue de la règle (ou du droit), elle fait luire non une autre règle, mais l'autre de la règle (ou l'autre du droit) : la justice.

    De telles exceptions sont messianiques : elles prennent l'histoire à rebrousse-poil, à contretemps, et, d'un seul souffle, elles interviennent juste à temps.



    Françoise Proust, agrégée et docteur en philosophie, enseignait à l'Université Paris 1. Directrice de programme au Collège international de philosophie, elle a notamment publié Kant, Le ton de l'histoire (Payot, 1991). Sa disparition brutale, en 1998, laisse un vide immense dans l'Université.

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