Hazan

  • Cet ouvrage de référence nous guide parmi plus de 440 photographies qui ont marqué l'histoire du médium, de ses débuts, au xixe siècle, jusqu'à aujourd'hui.
    Le principe est simple : chaque double page ouvre une discussion autour d'un artiste dans son temps et de plusieurs photographies décodées pour tenter de dévoiler l'impulsion mystérieuse à l'origine de la prise de vue. Ian Jeffrey nous offre une lecture vivante et sensible des images, ponctuée d'anecdotes éclairantes que le lecteur sera enthousiaste de découvrir et de partager à son tour.
    Les photographes présents dans cet ouvrage :
    William Henry Fox Talbot, David Octavius Hill et Robert Adamson, Gustave Le Gray, Roger Fenton, Julia Margaret Cameron, Peter Henry Emerson, Frederick H. Evans, Eugène Atget, Louis Vert, Paul Géniaux, Jacques Henri Lartigue, Wilhelm von Thoma, Alfred Stieglitz, Lewis Hine, August Sander, Doris Ulmann, Alexandre Rodtchenko, Arkadi Chaïkhet, Boris Ignatovitch, François Kollar, Margaret Bourke-White, Edward Weston, Paul Strand, Albert Renger-Patzsch, László Moholy-Nagy, Erich Salomon, André Kertész, Germaine Krull, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Manuel Álvarez Bravo, Josef Sudek, Bill Brandt, Lisette Model, Helen Levitt, Robert Capa, Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Russell Lee, John Vachon, Jack Delano, Walker Evans, Ben Shahn, René-Jacques, Izis, Marcel Bovis, Robert Doisneau, Ansel Adams, Minor White, David Seymour, Louis Faurer, Robert Frank, Diane Arbus, Dorothy Bohm, Ed van der Elsken, Garry Winogrand, Lee Friedlander, Robert Adams, William Christenberry, William Eggleston, Shomei Tomatsu, Takuma Nakahira, Daido Moriyama, Lewis Baltz, Joel Meyerowitz, Stephen Shore, Anders Petersen, Joel Sternfeld, Candida Höfer, Barbara Kruger, Jeff Wall, Nan Goldin, Cindy Sherman, Axel Hütte, Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff, Jörg Sasse, Alec Soth, Rinko Kawauchi.

  • Catalogue officiel de l'exposition Léonard de Vinci au musée du Louvredu 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

    À l'automne 2019, le musée du Louvre organisera une exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci. Un corpus d'oeuvre unique que seul le musée du Louvre pouvait rassembler, en complément de son fonds exceptionnel de tableaux et dessins du maître italien.

    Cette date revêt pour le Louvre une signification toute particulière : l'année 2019 marque le cinquième centenaire du décès de l'artiste, à Amboise. À l'invitation du nouveau roi de France, François Ier, Léonard de Vinci quitta en effet l'Italie pour la France à la mort de son protecteur, Julien de Médicis. Il arriva sans doute vers novembre 1516 dans la demeure du Clos Lucé, située à quelques pas de la résidence royale d'Amboise.

    C'est là que François Ier logea magnifiquement Léonard, qu'il nomma « premier peintre, ingénieur et architecte du roi » et pensionna royalement. L'artiste y vécut les trois dernières années de sa vie, organisant ses notes sur divers sujets scientifiques et artistiques en vue d'en publier des traités et travaillant à ses tableaux dont il n'avait jamais voulu se séparer : la Sainte Anne, La Joconde, le Saint Jean Baptiste. On garde aussi de ce temps d'admirables dessins sur des papiers de fabrication française, démontrant qu'il travailla à une monumentale sculpture équestre, à des projets hydrauliques ou à l'organisation de festivités pour le souverain.

    Le grand génie italien de la Renaissance mourut au Clos Lucé le 2 mai 1519. C'est ainsi que le Louvre conserve près du tiers du corpus des tableaux de l'artiste : les peintures apportées en France, achetées par François Ier, entrèrent alors dans les collections royales, où se trouvaient sans doute déjà La Vierge aux rochers et La Belle Ferronnière, acquises par Louis XII. À cet ensemble extraordinaire, qui constitue l'origine même des collections du musée du Louvre, s'ajoute un fonds exceptionnel de vingt-deux dessins de Léonard de Vinci.

    Le cinquième centenaire du décès du maître italien offre donc au Louvre l'occasion singulière de réunir autour des cinq grands tableaux de ses collections la plus grande part possible des peintures de Léonard (quatorze à dix-sept, selon les spécialistes, lui sont de nos jours attribuées), afin de pouvoir les confronter à un large choix de dessins ainsi qu'à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures qui en offriront une contextualisation concrète.

    Cette rétrospective internationale permettra ainsi de présenter les résultats des recherches les plus récentes, associés à la réédition critique de la documentation fondamentale, en même temps que les dernières études scientifiques conduites en laboratoire ou lors des récentes restaurations menées par le musée du Louvre.

  • Nos artistes martyrs

    Hersh Fenster

    • Hazan
    • 16 June 2021

    Nos artistes martyrs est la première traduction française de Undzere farpaynikte kinstler de Hersh Fenster (1892-1964), publié en yiddish à Paris en 1951.
    À partir de témoignages de survivants, de ses souvenirs et d'une enquête minutieuse, Fenster retrace dans cet ouvrage sans équivalent - à la fois mémorial et livre d'art - le parcours de quatre-vingt-quatre artistes de l'École de Paris dont la Shoah et l'Occupation ont abrégé l'existence et parfois détruit l'oeuvre.
    Cette édition, enrichie d'un appareil critique et d'une nouvelle iconographie, permet de découvrir le Montparnasse artistique des années 1920-1930. Avec une profonde humanité, Fenster fait revivre ses figures les plus célèbres comme Chaïm Soutine ou Otto Freundlich, mais aussi des peintres, sculpteurs, illustrateurs alors reconnus et aujourd'hui pour la plupart effacés des mémoires.

  • Tout au long d'un XIXe siècle attaché aux normes, genres et hiérarchies, le champ artistique fut confronté à la multiplication des images, à leur reproductibilité technique et à la densification de leur circulation par le biais de la gravure industrielle et du journal illustré, qui modifièrent les statuts et déplacèrent les rapports au sein du système des beaux-arts. Parmi ces bouleversements, la caricature - image grimaçante et expressive par excellence - connut une expansion inédite qui fut d'abord perçue comme une menace pour l'art et plus particulièrement pour la peinture, d'autant que des peintres s'y adonnaient (Goya, David, Delacroix, Daumier, André Gill...).Progressivement, cet objet partisan et utilitaire, doté d'une faible légitimité artistique et culturelle, considéré comme ingrat et régressif, quand il ne passait pour vulgaire, fut pourtant disjoint de ses intentions initiales - le comique, la polémique et la critique -, pour devenir un langage formel. De la sorte, les procédés usuels de l'image satirique - la déformation, l'exagération, l'altération, la mutilation ou la condensation - furent institués en moyens plastiques, selon un double processus de translation et de déterritorialisation qui caractérise plus largement la modernité du xixe siècle.Cet essai analyse comment, dans l'historiographie de la caricature, dans la critique d'art et dans la pratique même des artistes, la caricature et son arsenal de dérèglements sont progressivement devenus l'espace d'invention du caricatural, dont la peinture de Courbet, Cézanne, Degas, Ensor, Rouault ou Picasso est le lieu.

  • Catalogue officiel de l'exposition Cindy Sherman à la Fondation Vuitton du 2 avril au 31 août 2020. Du milieu des années 1970 à nos jours, Cindy Sherman a produit une oeuvre photographique quasi intégralement consacrée au portrait, sans jamais recourir à d'autres modèles qu'elle-même. Paradoxalement, c'est en disparaissant derrière ses masques et ses costumes que Cindy Sherman est devenue une icône, bousculant l'idée même d'identité et les frontières entre réalité et fiction. Publié à l'occasion de la rétrospective de Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton, et préfacé par Suzanne Pagé, cet ouvrage réunit des essais de Marie Darrieussecq, de Gérard Wajcman, de Ludovic Delalande ainsi que des commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac et Olivier Michelon. Ici reproduites, les quelque cent soixante-dix oeuvres présentées dans l'exposition sont accompagnées de commentaires qui les replacent dans le développement d'une oeuvre considérée, à juste titre, comme capitale dans l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années.

  • L'exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l'artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens. Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d'une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Elève à l'Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les oeuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c'est cependant depuis la France, à Paris dès l'automne 1911, qu'il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s'intéresser à son oeuvre et à la promouvoir.
    L'exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l'Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l'occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l'on qualifiera plus tard d'"école métaphysique" et sur laquelle se clôt l'exposition.

  • Dès son invention, la photographie fascine. Ses adeptes sont toujours plus nombreux. Nous vivons aujourd'hui dans un monde saturé d'images. Prises autant par des artistes, des professionnels, que par des amateurs, elles nourrissent nos mémoires, sont exposées au musée, affichées dans la rue, publiées dans des livres et des journaux, elles circulent sur les écrans. La photographie a pour singularité d'être au croisement des techniques, des sciences, de l'art, de l'intime, du commerce, de l'information. D'apparence accessible, elle se révèle complexe, d'autant qu'elle se réinvente sans cesse, dans ses pratiques comme dans ses formes, pour répondre à des usages qui évoluent.Fort de son principe de clés historiques, techniques et esthétiques rigoureusement articulées, ce nouveau guide de la collection Hazan nous invite à mieux décrypter des images réalisées de 1838 à nos jours, le plus souvent par des auteurs de premier plan.Qui sont les photographes  ? Pourquoi photographient-ils  ? Comment abordent-ils un sujet  ? Comment les images sont-elles diffusées  ?En huit chapitres et plus de 240 photographies commentées, les auteurs proposent un tour d'horizon original, pratique et intelligent. 

  • Ce catalogue de l'exposition  Qui a peur des femmes photographes ? 1839 à 1945  au musée de l'Orangerie et au musée d'Orsay (2015) présente la contribution de ces femmes dans le développement et l'évolution de la photographie."Les femmes occupent une place de plus en plus éminente dans notre société, j'en suis conscient et heureux. Cette nouvelle exposition qui montre comment, aux XIXe et XXe siècles, les femmes s'emparèrent du médium photographique dans des stratégies d'affirmation artistique et professionnelle, conquérant des territoires jusque-là reservées aux hommes, n'est pas qu'une exposition sur l'histoire des modernité. Elle porte un regard contemporain sur l'histoire de notre temps. Elle fait doublement sens". Extrait de la préface du catalogue par Guy Cogeval, ancien Président des musées d'Orsay et de l'Orangerie.  S'appuyant sur des recherches nouvelles comme sur les nombreuses histoires de la photographie qui, depuis une quarantaine d'années, ont réévalué l'extraordinaire contribution des femmes au développement du medium qu'est la photographie, Le phénomène est en effet appréhendé à travers ses manifestations aussi bien en Europe - essentiellement en France, Grande-Bretagne et Allemagne - qu'aux États-Unis, de l'invention officielle de la photographie en 1839 jusqu'en 1945.

  • Picasso ; bleu et rose

    Laurent Le Bon

    • Hazan
    • 19 September 2018

    Catalogue officiel de l'exposition Picasso bleu et rose au musée d'Orsay du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019. Le musée d'Orsay et le musée national Picasso-Paris organisent une manifestation exceptionnelle consacrée aux périodes bleue et rose de Pablo Picasso. Pour la toute première fois en France , cette période essentielle de la carrière de l'artiste est traitée dans son ensemble. Cet ouvrage propose une lecture renouvelée des années 1900 - 1906 de Picasso, en réunissant des chefs d'oeuvres, pour certains jamais présentés en France, ainsi qu'un ensemble important de peintures, de dessins, et la totalité de la production sculptée et gravée de l'artiste.
    La présentation de cette exposition au musée d'Orsay manifeste la volonté d'inscrire le jeune Picasso dans son époque. Ses différentes productions sont ainsi remises en contexte avec le travail de ses contemporains ou prédécesseurs, espagnols et français (Casas, Nonell, Casagemas, Steinlen, Degas, Toulouse-Lautrec ou Gauguin). Cette exposition sera ensuite présentée à la Fondation Beyeler à Bâle du 3 février au 26 mai 2019.

  • Catalogue officiel de l'exposition The New York School Show /Les photographes de l'Ecole de New York 1935-1965 au Pavillon populaire Espace Photographique de la ville de Montpellier du 7 octobre 2020 au 10 janvier 2021.

    Au début des années 1990, l'historienne américaine de la photographie Jane Livingston a tenté de rassembler, sous le terme d'"Ecole photographique de New York", un certain nombre des acteurs de la révolution photographique ayant agité les rues de la mégapole entre 1935 et 1965. Liberté expressive et formelle sans précédent, engagement social et parfois politique assumé, volonté de se lier aux formes picturales et poétiques nouvelles, connaissance approfondie de l'histoire de leur medium et, surtout, ambition d'un langage d'auteur : autant de traits communs assignables à cette génération, dont les fondements sont à trouver dans les oeuvres inaugurales de Walker Evans ou de Henri Cartier-Bresson. Cet ouvrage pousse plus avant la réflexion engagée par Jane Livingston, en réunissant un ensemble de vingt-deux photographes et en présentant leurs oeuvres les plus représentatives de cette "Ecole de New York", de Lisette Model et Sid Grossman à Ted Croner ou Helen Levitt, en passant par Diane Arbus, Robert Frank, Saul Leiter, William Klein, Bruce Dadvison, et bien d'autres, souvent méconnus... Avec, pour dénominateur commun, leur fascination pour la vitalité débordante générée par "la Grosse Pomme", cette ville à la géogrgraphie mythique qui, selon la légende, "ne dort jamais".

  • Catalogue officiel de l'exposition Delacroix au musée du Louvre du 29 mars au 23 juillet 2018.



    Depuis l'exposition mémorial de 1963 au musée du Louvre, Eugène Delacroix n'a jamais fait l'objet d'une telle exposition monographique. Organisée en 2018 à Paris par le musée du Louvre, puis à New York par le Metropolitan Museum of Art, cette rétrospective inédite rassemblera près de 200 oeuvres, en majorité des peintures, dont la plupart sont des chefs-d'oeuvre du peintre.
      Si les oeuvres et les activités de Delacroix sont connues, il reste encore beaucoup à comprendre sur la manière dont Delacroix a dirigé sa création. Il travaille un peu plus de quarante années (de 1821 à 1863), mais les peintures qui font sa célébrité ont pour la plupart été produites durant la première décennie. C'est le temps des coups d'éclat au Salon et des audacieuses lithographies romantiques. Souvent cité comme ancêtre des coloristes modernes, Delacroix décrit en réalité un parcours parfois peu compatible avec la seule lecture formaliste de l'histoire de l'art du XIXe siècle.
      Le présent projet adopte un point de vue volontairement synthétique et subjectif  ; il propose une vision des motivations susceptibles d'avoir inspiré et dirigé l'activité picturale du peintre au fil de sa longue carrière, déclinée en trois grandes périodes. La première décennie est placée sous le signe de la rupture avec le système néoclassique, au profit d'un recentrement sur les possibilités expressives et narratives du médium pictural dans un contexte de crise de la peinture d'histoire traditionnelle ; la seconde partie cherche à évaluer l'impact du grand décor public, principale activité de Delacroix dans les années 1835-1855, dans sa peinture de chevalet où s'observe une tension entre le monumental et le décoratif ; enfin, les dernières années semblent dominées par une forte attraction pour le paysage, tempérée par un effort de synthèse personnelle rétrospective.
      Ces clés interprétatives permettent de proposer une classification renouvelée qui dépasse le simple regroupement par genres ainsi que le clivage romantique classique, et ménagent des effets de contrastes. Elles permettent enfin de placer la production picturale de Delacroix en résonnance avec les grands phénomènes artistiques de son temps : le romantisme certes, mais aussi le réalisme, les historicismes, l'éclectisme.
      Ce catalogue est une coédition Hazan/Editions du Musée du Louvre.

     

  • Le musée d'Orsay est riche d'une collection de près de 93 000 dessins, dont 18 000 dessins d'arts décoratifs et d'architecture, auxquels s'ajoutent plus de 700 pastels. Fragiles à la lumière, peu exposés. Qu'ils soient esquisse ou oeuvre finie, ces dessins portent toujours la trace intime de la main qui les a tracés et colorés. Ils constituent ainsi le journal intime de l'artiste, où se côtoient autoportraits, notations du quotidien et de fragments du monde, visions fantastiques et oniriques, peut s'y écrire.
    Ces archives du rêve nous sont présentées ici par l'historien de l'art Werner Spies, grand spécialiste et intime des peintres Ernst et Picasso mais aussi l'ami de nombreux créateurs, plasticiens, hommes de lettre et critiques de notre temps, à qui il a demandé de réagir à ces oeuvres, par les mots ou tout autre manifestation de leur main.Parmi les 100 contributions des personnalités du monde de l'art et des lettres invitées on trouvera ainsi : Adonis, Jean-Michel Alberola, Pierre Alechinsky, Eduardo Arroyo, Paul Auster, Georg Baselitz, Michel Butor, Christian Boltanski , Luc Bondy, Fernando Botero, Alfred Brendel, Daniel Buren, Jean-Marc Bustamante, Sophie Calle, Jean Clair, Tony Cragg , Marlene Dumas, Philippe Forest, Gloria Friedman, Andreas Gursky, Yannick Haenel, David Hockney, Rebecca Horn, Anish Kapoor, William Kentridge, Anselm Kiefer, Jeff Koons, Julia Kristeva, Michael Krüger, Bertrand Lavier, Jean Le Gac, Peter Lindbergh, Mario Vargas Llosa, David Lynch , Richard Meier , Annette Messager, Yan Pei-Ming, François Morellet, Richard Peduzzi, Guiseppe Penone, Christian de Portzamparc, Yasmina Reza, Daniel Richter, Gerhard Richter, François Rouan, Thomas Ruff, Sean Scully, Jean-Jacques Sempé, Cindy Sherman, Philippe Sollers, Gérard Titus-Carmel, Jean-Philippe Toussaint, Tomi Ungerer, Jacques Villeglé, Wim Wenders, Jean Michel Wilmotte. Catalogue de l'exposition Les archives du rêve, dessins du musée d'Orsay : carte blanche à Werner Spies Exposition du 25 mars au 14 juillet 2014 au Musée National de l'Orangerie. Coédition Musée Orsay-Musée de l'Orangerie/Hazan

  • C'est une histoire de la photographie éminemment personnelle que nous propose Denis Roche (1937-2015) photographe, écrivain  et poète. Cent photographies, cent   textes, qui composent un parcours, de Nicéphore Niepce à Bernard Plossu, en passant par les plus grands artistes mais aussi par quelques inconnus, dénichés dans des boîtes en carton ou des albums de famille. Ici, rien n'est dû au hasard, chaque image ayant été choisie avec lenteur et discernement, chaque texte, dans la vie de l'artiste, dans le moment photographique. On apprend beaucoup à la lecture de ces textes et, plus que tout, on apprend à regarder la photographie.  «  Je voulais faire le tour de ma table, aller ouvrir ma bibliothèque vitrée, sortir un appareil photo, n'importe lequel, dévisser l'objectif qui serait dessus et plonger mon regard dans le creux du boîtier à la recherche de ce trouble et de cette douceur que la mélancolie de cet art y mise depuis le début.  »  Paru en 1999 aux éditions Hazan, Le Boîtier de mélancolie est devenu un livre mythique, un ouvrage unique, dans lequel Denis Roche écrivain rejoint Denis Roche photographe.  Cet ouvrage a reçu le prix André Malraux décerné à une création artistique représentant le thème de l'engagement.

  • Aimer voir

    Hector Obalk

    • Hazan
    • 2 November 2011

    J'ai choisi de commenter environ cent-vingt oeuvresde l'antiquité grecque à l'art d'aujourd'hui.
    Evidemment, je ne crois pas démontrer leur «beauté», c'est impossible. Mais j'essaye de montrer à quel endroit de l'oeuvre particulière, ou auquel de ses aspects, il faut prêter son attention pour appréhender le génie de l'artiste - et être sensible à la Peinture, à la Sculpture et même à la Photographie. Ce livre résume la passion de ma vie, aimer voir et faire aimer. Hector Obalk  Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage les chroniques rédigées par Hector Obalk dans la revue ELLE remaniées par ses soins et illustrées à l'aide des magnifiques prises de vue de détails qu'il a réalisées au cours des tournages de ses courts-métrages pour ses émissions grand'Art sur Arte.
    A travers l'exemple des grands maîtres, comme Vélasquez, Rembrandt, Ingres, Picasso et bien d'autres qu'il a approchés de très près avec sa caméra, il traite successivement de l'Anatomie, de l'espace pictural, de la lumière, du mouvement, de la texture de la matière picturale, de la narration, de la mise en abîme, de la comparaison et de la sincérité.

  • L'homme photographique

    Michel Frizot

    • Hazan
    • 23 May 2018

    Ce recueil de textes sur des questions relevant de l'histoire de la photographie, écrits entre 1990 et 2010 vise à mettre à la disposition d'un plus large public des analyses et études qui ont été publiées dans des revues spécialisées ou des catalogues restés confidentiels. Leur regroupement est motivé par la certitude d'une cohérence, d'une ligne générale qui sous-tend ces textes et constitue une théorie générale du « régime photographique » de la production à la réception des images qui a construit un imaginaire propre à la photographie, aujourd'hui omniprésent dans la manière d'aborder le monde à travers ses représentations, d'établir des jugements et de partager des croyances.
    L'ouvrage est développé en trois temps, qui reprennent chacun un point de vue constitutif de l'imaginaire photographique : le dispositif, l'opérateur, regards et regardeurs. Ce qui détermine en effet la nature d'une photographie, c'est d'abord le dispositif qui l'a engendrée, à la fois en ce qu'il est générique (photographique) et singulier (avec des paramètres physiques particuliers). C'est ensuite l'intervention nécessaire d'un opérateur (le photographe), une mise en oeuvre humaine reformulée à chaque prise de vue, s'appuyant sur les capacités du dispositif (ou les ignorant), interagissant avec le sujet photographié et concrétisant des intentions. C'est « le » regardeur, in fine, qui fait de la photographie non pas ce qu'elle est, mais ce qu'elle peut être ou devenir, qui lui donne sens, en connaissance des données initiales - ou non. Et ce regardeur est souvent « multiple» et hétérogène.
    Cet ouvrage envisage par conséquent toutes les circonstances photographiques, pour reconnaître ici à « la photographie » sa place de médium de communication dont l'invention a introduit des particularités imaginaires très spécifiques et inédites, constamment révisées au gré de l'évolution des techniques et des modes de diffusion.
     

  • Des temps de l'invention à nos jours, cet essai propose en douze chapitres une vision personnelle des grandes étapes qui ont conduit la photographie à s'imposer comme le modèle de l'image moderne. Privilégiant le ton d'une expérience de vie au sein des collections, de l'enseignement et de la recherche, l'auteur revendique la subjectivité d'une approche où les photographies produites dans les contextes les plus variés ne cessent d'interroger notre rapport à la réalité. En historien d'art qui a vu la photographie devenir depuis les années 1980 une part de l'art contemporain tout en maintenant son rang de média populaire au coeur des réseaux sociaux, Michel Poivert propose de repérer les grands changements de valeurs que nous attribuons à la photographie (fiction ou réalité, vérité ou mensonge, intime ou publique, etc.).
    Dans son analyse tout à la fois thématique et chronologique, Michel Poivert, après s'être intéressé à la question des origines, et aux démarches exploratoires des premiers cercles d'amateurs, interroge la photographie du visage et les codes de la célébrité. Il montre les relations entre la personnalité d'un Nadar, qui concentre l'image sur la psychologie de son modèle, et celle du médecin Duchenne de Boulogne, qui cherche à établir une grammaire des expressions du visage en utilisant des modèles anonymes. Les sciences sont présentées comme un laboratoire de formes en interaction avec l'enseignement des beaux-arts. Mais dès le XIXe siècle, la photographie est aussi défendue au nom d'une véritable morale consacrant les seules valeurs de la prise de vue, du négatif et de la fidélité : une « pureté » qui condamne les pratiques hétérodoxes de la mise en scène et des manipulations des épreuves au moment du tirage.
    Pourtant, au tournant des XIXe et XXe siècles, les pictorialistes comme Robert Demachy en France déjouent cette morale et renient les valeurs du progrès de la technique en utilisant le flou et les effets plastiques.
    Rouvrant le dossier de l'avant-garde, cet ouvrage s'inscrit dès lors dans une dynamique qui privilégie les tensions autour du statut de la photographie. Avec Alfred Stieglitz et Paul Strand, le document et l'art ne cessent de se répondre pour fonder les principes d'une image capable de se mesurer aux contradictions du monde moderne. En ce sens, le surréalisme est au coeur d'une approche anti-disciplinaire de la photographie où les figures d'André Breton ou Salvador Dalí commencent à détourner les photographies des magazines et journaux : le monde des images s'ouvre comme un territoire de jeu où règne l'esprit critique. La question des médias est alors posée frontalement à partir du photojournalisme. L'auteur insiste sur le rôle de reporters tel Gilles Caron, pour montrer le passage entre l'image de l'événement et la tentation subjective de l'auteur et interroge les valeurs humanistes de la profession.
    Enfin, Michel Poivert conclut son essai en définissant la photographie contemporaine comme le moment où art et photographie semblent lier leur destin. La richesse de propositions artistiques aussi différentes que celles des partisans de la mise en scène, comme Jeff Wall, ou des tenants du genre documentaire comme Allan Sekula, l'esthétisation de l'image de presse ou bien encore le retour en grâce de l'image expérimentale contredit ceux qui, à l'aube du numérique, prédisaient l'obsolescence de la photographie.

  • Le paysage n'existe que dans l'oeil de celui qui le regarde. Il faut donc suivre les pas de l'homme en marche si l'on veut comprendre comment notre rapport au monde et à l'histoire se dessine : par la confrontation de l'individu et de la nature. Car le paysage, c'est la nature éprouvée : nature traversée, nature possédée, nature sublimée, nature terrifiante, nature qui échappe à qui tente de la conquérir.
    L'artiste qui s'adonne au genre du paysage nous offre bien plus qu'une simple représentation de morceaux de nature. Il se fait archéologue, scrutant comme dans un livre le sol où affleure la mémoire de l'histoire humaine, sous forme de traces. Ecrire l'histoire du paysage à l'époque contemporaine c'est aussi faire le constat d'une relève : celle qui voit, à partir du début du XIXe siècle, la peinture de paysage se substituer progressivement à la peinture d'histoire afin de porter le grand récit de l'humanité dans ses tentatives de connaître et de façonner le monde.
    Un genre s'épuise, un autre s'épanouit afin d'explorer d'autres formes de représentation, et d'interrogations. Lorsque le sculpteur français David d'Angers, contemplant La Mer de Glace dans l'atelier de Caspar David Friedrich, à Dresde, dit que le peintre est l'inventeur d'un genre nouveau, "la tragédie du paysage", c'est cela qu'il désigne. Cette manière, qui va traverser toute la période contemporaine, de faire du paysage le lieu de l'enfouissement et de l'émergence de l'histoire.
    Parce que l'histoire devient un présent qui saute à la gorge - révolutions, guerres, massacres, génocides -, les artistes se tournent de façon privilégiée vers le paysage comme une forme capable d'accueillir l'innommable en son sein et d'exprimer ce qui aveugle, terrifie, ou fascine. Peintres, dessinateurs, photographes, de Goya à Sophie Ristelhueber, d'Otto Dix à Zoran Music et Anselm Kiefer, vont s'affronter au paysage comme à ce lieu où peut se manifester l'inquiétude de l'homme face à l'histoire.
    Mais aussi son désir, ses croyances, et sa liberté. Ce sont les étapes de cette aventure de l'homme au monde que nous suivons dans cet ouvrage : paysages de ruines, paysages en guerre, paysages où l'on foule une histoire oscillant entre affleurement et invisibilité, paysages qui nous confrontent à l'indifférence du monde, sont quelques-uns des thèmes qui racontent les pérégrinations inquiètes de l'homme contemporain marchant dans le monde à la recherche de sa propre trace.
    C'est enfin une méditation personnelle sur la nécessité qu'éprouvent tant d'artistes, aujourd'hui, d'avoir recours au paysage pour affronter ce que le XX° siècle nous a légué de plus terrible : l'anéantissement sans traces. Le paysage s'impose comme l'une des formes majeures, pudique et émouvante, de l'histoire contemporaine.

  • Les photographies de Cindy Sherman ne sont pas des autoportraits. Bien qu'elle soit le modèle de ses propres personnages, là n'est pas l'essentiel. Sa démarche suppose qu'elle travaille seule et assume de multiples rôles : photographe, modèle, coiffeuse, maquilleuse, costumière, styliste.À l'aide de tout un arsenal de déguisements, de fards, de perruques et de prothèses, Sherman transforme à volonté son aspect et son environnement, créant une multitude de compositions et de personnages étranges, comme ceux du clown ou de la vedette de cinéma, ou d'autres tirés de l'histoire, de l'art ou des contes de fées. À travers ses travestissements, elle a crée une oeuvre étonnante qui dérange, amuse et choque, où le questionnement de l'identité croise celui, contemporain, du corps et de l'image. Cette rétrospective comprend ses oeuvres les plus récentes, dont certaines inédites.Cindy Sherman est une des figures les plus importantes de l'art contemporain, au-delà du seul domaine de la photographie qui est à priori le sien  : elle a construit sa réputation internationale sur le travail conjoint, extraordinaire, qu'elle mène sur l'image et son corps depuis trente ans. Se prenant exclusivement pour modèle, elle s'est photographiée sous les aspects et les traits de personnages les plus différents, tout à tour comiques ou dérangeants, déplaisants ou émouvants. Pour élaborer ses photographies, Cindy Sherman assume les multiples rôles d'auteur, de metteur en scène, de maquilleuse de plateau, de coiffeuse et de costumier. Accompagnant une rétrospective majeure de l'artiste au MoMA, cette publication traite thématiquement des différents modes d'explorations de Sherman  : artifice et fiction, mise en scène et théâtralité, culture pop, horreur, mythes, contes de fées et grotesque  ; le sexe, le corps et les notions de genre et d'identité de classe. Parmi les oeuvres et séries, analysées ici, dont les célèbres Untitled Film Stills (1977-1980), Centerfolds (1981), History Portraits (1989-1990), deux séries récentes sont reproduites pou al première fois dans un ouvrage, dans la perspective de l'examen des derniers développements de l'oeuvre. L'artiste s'explique sur ces différentes voies à travers une interview extrêmement précise et fouillée avec le cinéaste atypique John Waters.

  • Jungle, terra incognita..., pour beaucoup l'art contemporain est inaccessible. Trop difficile à atteindre, impossible à comprendre. Pour certains l'art est une affaire sérieuse, une cosa mentale comme le disait Léonard de Vinci. Pour d'autres, c'est avant tout un plaisir rétinien. D'aucuns y consacrent tout leur temps et leur argent. D'autres leurs loisirs, primes et dividendes. Il y a ceux qui voudraient... mais qui n'osent pas. Dans tous les cas, qu'on soit petit ou gros collectionneur, qu'il s'agisse d'un passe-temps ou d'un plein temps, il faut savoir comment et où acheter.
      Chaque année, le guide Hazan sort sa sélection internationale d'artistes, afin d'orienter l'acheteur indécis dans le domaine de l'art contemporain. Écrit par une des meilleures spécialistes françaises du marché de l'art, il n'est ni exhaustif, ni confidentiel, et s'adresse à toutes les bourses de collectionneur. Sa liberté de ton, arbitre subjectif du goût, détermine le choix des quelque 200 artistes, plus de 100 galeries ou centres d'art, et 11 salons ou foires référencés.
    L'auteur a choisi des artistes dont le travail ne se limite pas aux installations tentaculaires destinées aux musées, privés ou publics, mais dont l'oeuvre s'exprime aussi dans des plus petits formats. Les collectionneurs chevronnés, rompus à l'art de bien acheter, s'y retrouveront, car sont également proposés des créateurs singuliers qui n'occupent pas toujours le devant de la scène médiatique.
    Lecture du monde, espace de rencontres, occasion d'échanges, l'art contemporain est décliné en trois parties.
    A, comme Artistes  : à chaque artiste une ou plusieurs illustrations, une idée du budget à consacrer, des repères biographiques et professionnels et une notice donnant l'avis de l'auteur.
    L, comme Lieux  : à chaque galerie ou centre d'art, une photo, des indications pratiques et un commentaire sur ses choix. Une cartographie des métropoles de l'art contemporain accompagne le voyage symbolique et réel des amateurs.
    R, comme Rendez-vous  : à chaque foire ou rencontre internationale son commentaire, sa photo et ses informations pratiques.
    En introduction, après son éditorial sur la création et les tendances artistiques de l'année, l'auteur donne tous les conseils utiles pour réaliser un bon achat, avant d'inviter même les plus néophytes à regarder l'art de notre temps.

  • Dans ce volume abondamment illustré, Werner Hofmann nous offre un vaste panorama de l'oeuvre peint et gravé de Francisco Goya, introduisant le lecteur à la compréhension d'un univers visuel d'exception qui, dans son ambiguïté foncière et ses insondables énigmes, tient encore lieu aujourd'hui de métaphore du « monde comme asile de fous » : Enfer de l'Au-delà et enfer terrestre y sont intimement mêlés.
    Les pionniers et les novateurs de la fin du XVIIIe siècle - et Francisco José de Goya y Lucientes (17641828) fut certainement l'un des plus remarquables d'entre eux - portent la marque d'une équivocité troublante, sur le plan à la fois moral et esthétique. Tel est ici le constat de Werner Hofmann, qui retrace d'un geste éclatant la vie et l'oeuvre du peintre espagnol.
    Affirmant avec fierté qu'« il n'y a pas de règles en art », Goya rompt avec la tradition jusque dans ses peintures religieuses et déroule un extraordinaire et gigantesque éventail qui va des aimables cartons de tapisserie de sa jeunesse, avec tout le raffinement et la variété formelle du rococo, jusqu'aux écrasantes « Peintures noires » de ses dernières années, en passant par les séries graphiques des Caprices, des Désastres de la guerre et des Disparates, mais aussi par les genres du portrait - où l'artiste fait preuve d'une pénétration peu commune, qu'il s'agisse de peindre l'individu ou la société -, de la chronique de moeurs et du journal intime, dans ses albums de dessins.
    À suivre les clairvoyantes hallucinations du peintre, on comprendra que le monde est pétri de choses irrationnelles et absurdes. Goya en montre les abîmes, dans leur effroyable beauté et sans chercher à mettre un frein à leurs atrocités barbares, qu'il accentue au contraire par les sortilèges de son art. Inouïe et troublante, encore vivace aujourd'hui, la modernité de ses oeuvres tient tout entière à cet acte de création qui, sous la gouverne de la Raison, enfante un monde insensé.

  • Depuis plus de vingt ans Raymond Depardon a parcouru tout le continent africain auquel il a consacré plusieurs films. Il a réalisé ainsi une grande quantité de photographies dont 350 inédites sont présentées dans cet ouvrage.

    Remise en vente de cet ouvrage à l'occasion de l'exposition au Grand Palais « Raymond Depardon, tendre couleur » du 14/11/2013 au 15/02/2014.
    Une somme sur l'Afrique : bilan d'une fréquentation de plus de 20 ans du continent par la photographie et le film.
    Un regard d'une force exceptionnelle pace que jamais prémédité.

  • Malévitch

    Jean-Claude Marcade

    • Hazan
    • 28 September 2016

    Jean-Claude Marcadé a publié en 1990 la première monographie au monde sur Kasimir Malévitch (1878-1935), fondateur du suprématisme, l'abstraction la plus radicale du XXe siècle. Appelé à dominer la réflexion théorique et conceptuelle des arts plastiques pendant plusieurs décennies, le Carré noir sur fond blanc de 1915 continue, encore aujourd'hui, d'interpeller le monde des arts. La présente édition, fondée sur celle de 1990, la complète et l'actualise à la lumière des études malévitchiennes qui ont paru depuis vingt-cinq ans. Entretemps, à la faveur de la chute de l'URSS en 1991, se sont ouvertes les archives et les très riches réserves, non seulement des musées de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais également de plus de vingt autres musées de la Fédération de Russie.
    Un des apports majeurs de la nouvelle monographie de Jean-Claude Marcadé est de révéler l'importance de la composante ukrainienne dans la personnalité humaine et artistique de Malévitch, que ce soit à travers la nature, le mode de vie quotidien, la gamme colorée, les amitiés (en particulier avec le compositeur ukrainien Roslavets), l'hyperbolisme ou l'humour de l'écriture (dans tous les sens du terme). La période post-suprématiste, entre 1927 et 1934, est en particulier replacée dans le contexte russo-ukrainien. Lors de sa « réukraïnisation », Malévitch propose ses propres solutions picturales face aux mouvements de l'avant-garde ukrainienne des années 1920, le spectralisme de Bogomazov et le néo-byzantinisme de Mykhaïlo Boïtchouk. À travers la peinture, il proteste en outre contre la politique menée à partir de 1928 par le pouvoir stalinien qui installe la Terreur en Union Soviétique. En Ukraine, en 1932-1933, la collectivisation forcée s'est accompagnée d'un génocide par la faim, le holodomor, qui entraîna la mort de plusieurs millions de victimes. Enrichie d'un grand texte biographique inédit, la monographie comporte, en annexe, des essais qui traitent des rapports de Malévitch avec Natalia Gontcharova et Larionov, avec Picasso, Mondrian, Chagall, et un essai sur le caractère utopique et visionnaire de sa pensée théorique et picturale. L'appareil de notes intègre les découvertes récentes et la littérature abondante qui a été publiée sur l'artiste. L'iconographie utilise les fonds de musées de la province russe, ainsi que le fonds de l'ancienne collection du grand critique d'art soviétique Nikolaï Khardjiev, dont les oeuvres se trouvent en partie au Stedelijk Museum d'Amsterdam, en partie dans des collections privées. Une chronologie et des extraits de textes inédits de Malévitch complètent une monographie qui fera date.

  • Giuseppe penone

    Collectif

    • Hazan
    • 20 February 2008

    L’exposition dédiée à Giuseppe Penone (30 janvier – 25 mars 2008) par l’Académie de France à Rome, sous la direction de Richard Peduzzi, a permis de consacrer cette nouvelle monographie au célèbre artiste italien. Né à Garessio, dans la province de Cuneo, en 1947, Penone est l’un des plus grands protagonistes de la scène internationale. Depuis ses débuts, au milieu des années soixante, son travail se caractérise par le choix radical de matériaux non conventionnels et par l’attention accordée aux phénomènes de la nature. Protagoniste, comme on sait, de l’Arte Povera (mouvance artistique italienne des années 60 optant pour une perception purement sensible, hors de toute appréhension conceptuelle, des masses, énergies, tensions, enjeux dans les matériaux mis en œuvre). Penone a su redéfinir, en des termes inédits et porteurs d’une nouvelle sensibilité, le processus créatif, en le basant sur la réciprocité d’action entre individu et nature. Dans ses sculptures et dans ses installations, de même que dans ses dessins, l’essentiel est dans le moment de la réalisation, où les actions accomplies par l’artiste entrent dans un rapport dialectique avec le caractéristiques physiques du matériel choisi, et provoque des effets d’empathie avec la nature en révélant la dimension chthonienne, voire fantastique. A la suite des récentes études publiées à l’occasion des expositions au Centre Pompidou de Paris, à La Caixa de Barcelone (2004), au Museum Kurhaus de Kleve (2006) et à la Biennale de Venise (2007), la présente monographie a été conçue comme un parcours serré à travers les œuvres réalisées dans les vingt années dernières, et parmi lesquelles les plus récentes seront montrées au public pour la première fois. Le volume s’ouvre avec un texte de Richard Peduzzi suivi par un texte de Jean-Christophe Bailly qui offre une lecture critique-philosophique originale du travail de Penone. Un album photographique avec les images de Claudio Abate documente l’installation des œuvres dans les salles magnifiques du XVIe siècle de la Villa Médicis, siège de l’Académie. L’essai de Daniela Lancioni, directrice de la publication, s’inspire des œuvres sélectionnées pour l’exposition pour en aborder les thèmes. À travers le discours historique-critique et de nombreuses illustrations, elle documente aussi le plus vaste corpus d’œuvres élaboré par l’artiste dans les vingt dernières années, avec des rappels fréquents aux œuvres produites à partir de 1966, dont beaucoup sont ainsi reproduites dans l’ouvrage. Afin de comprendre le travail de Penone, il est nécessaire de renoncer aux schémas critiques de nature formaliste. Il est aussi important de connaître le processus grâce auquel l’artiste arrive à la configuration des matériaux. À ce sujet, on peut s’éclairer des textes abrégés avec lesquels l’auteur accompagne souvent ses oeuvres et dont on retrouve ici une sélection significative et vaste. La monographie se conclut par des annexes biographiques et bibliographiques exhaustives concernant l’ensemble de l’activité de l’artiste ainsi qu’une riche documentation mise à disposition par les archives de Giuseppe Penone dirigé par Dina Carrara, avec des documents en provenance de collections publiques et particulières importantes.

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