Parascolaire

  • La jeunesse, l'ambition, la volonté d'être aimé au-dessus de ses moyens, ces vertus s'incarnent dans Julien Sorel, dix-neuf ans aux premières pages du roman de Stendhal. Fils du charpentier, le jeune homme devient précepteur chez les Rênal. Le tendre loup est entré dans la bergerie : commence alors une des plus exaltantes histoires d'amour qui soit. Louise de Rênal, son aînée, épouse de son employeur, mère des trois enfants à qui il enseigne le latin, succombe à son charme... Première partie de son éducation sentimentale qu'il poursuivra à Paris auprès de Mathilde de La Mole. Le tout au galop, jusqu'au bout, et crânement.

  • Il y a le moyen age des cathédrales, des chevaliers, des princes, de la sainte ampoule et de la sainte epine.
    Et puis il y a le moyen age de ceux qui ont construit les cathédrales, adoré en silence la sainte epine, souffert par les chevaliers et les princes : les " vilains ". affreux, sales et méchants, comme disent le film et la chanson ? plus ou moins mais aussi rusés, subtils, increvables, capables de faire franche lippée, rapine et dérision de tout. leur héros, leur champion, leur ulysse, c'est renart dont les mille tours et aventures décrivent l'envers de la société médiévale et du monde courtois.
    Avec renart, le vilain entrevoit sa revanche et " l'affreux nain " sera un jour scapin, figaro, donald duck, mickey et même charlie chaplin.

  • Voici l'histoire de Wang-Fô, le peintre chinois. Il parcourait le royaume des Han en compagnie de Ling, son fidèle disciple, à la recherche de nouveaux paysages. Ses tableaux étaient si beaux qu'on les disaient magiques. Mais un jour, l'empereur convoqua le vieux maître pour le menacer d'un terrible châtiment...

  • Les aventures d'Alice ne sont pas seulement des voyages initiatiques dont «grandir» serait le thème central et au cours desquels, descendant en soi, l'héroïne découvrirait le sens du monde extérieur. Elles présentent, et constituent pour elle, un monde dont elle est le centre, la reine en vérité. Pour elle comme pour le lecteur, le « sens » du conte est autant une découverte de soi " de l'Enfance " que de la société adulte avec laquelle il lui faudra, comme tout enfant, à tout le moins coexister. Ainsi s'explique que l'on trouve dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles une peinture de l'enfance aussi riche que vraie.

  • «À diverses époques, j'ai regardé longuement des figures de cire de toutes les conditions et de toutes les formes. Plus je regardais, plus je me disais qu'enfant j'avais eu raison d'avoir peur. Mais pourquoi ? Ce n'était pas l'immobilité et le calme de ces figures, la statuaire partageant ce calme et cette immobilité. Je comprenais que mon effroi naïf venait de cette apparence de réalité qui n'est plus la réalité, de ce PLUS complet que la sculpture et la peinture, qui cependant est MOINS complet que la peinture et la sculpture...» Dans ce récit extraordinaire et méconnu, le théoricien supposé du réalisme - Champfleury -, bientôt rejoint par le maître du réalisme en peinture - Gustave Courbet -, traverse le Paris du XIXe siècle, celui des passages, des panoramas, des enseignes animées et des grands boulevards pour découvrir par hasard, au bas des Champs Élysées, un énigmatique cabinet de cires. Un rideau de calicot rouge s'y ouvre sur une assemblée de figures spectrales, l'exhibition d'une femme cul-de-jatte et les bizarres agissements du vindicatif - et criminel ? - maître des lieux.

  • Début du XIXe siècle. Une technique vient de naître : la photographie. C'est une vraie révolution : partout on se prend en photo, on se met en scène, on s'inscrit dans l'immortalité. Paysages, scènes de vie quotidienne, visages, tout est fixé. C'est une nouvelle façon de se voir, comme dans un miroir. Pour les écrivains, c'est une manière inédite de s'écrire, et d'écrire sur autrui : souvenir d'un instant, d'un événement, d'un âge particuliers, le cliché photographique devient un incroyable support de l'(auto)biographie. Lorsque l'image est révélée dans la chambre noire, c'est tout un monde qui s'incarne : plus jamais on n'écrira comme avant. Souriez, vous êtes dans la boîte.

    L'accompagnement critique permet de comprendre comment la photographie bouleverse l'écriture biographique et l'écriture autobiographique aux XIXe et surtout au XXe siècle. Elle traite aussi du questionnement des écrivains autour de la technique photographique. De Jean-Paul Sartre à Annie Ernaux, c'est l'occasion de découvrir un parallèle passionnant entre les deux arts.
    Anthologie (52 textes) recommandée pour les classes de lycée.

  • Lecture accompagnée par Olivier Rocheteau

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