Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation

  • Yves Klein avait l'intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre l'Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d'abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve : étudier le judo au Japon. Lorsqu'il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d'homologuer ses grades japonais. Yves Klein se tourne alors vers l'art. Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom - l'IKB, International Klein Blue-, projette l'art dans l'invisible, transforme ses modèles en " pinceaux vivants ". De l'immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs éponge aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l'un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huit années de création seulement, ne cessent de stupéfier. Et d'enchanter.

  • A la fin du moyen age, d'étranges voyageurs arrivent en europe, faisant à rebours l'itinéraire des croisades.
    D'oú viennent-ils ? qui sont-ils ? ils ne le savent pas eux-mêmes. on les appelle "bohémiens" ou "egyptiens". d'emblée, le mystère de leurs origines fascine. commence alors un temps de splendeur. du xvie au xviiie siècle, en occident et en orient, les tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l'art militaire comme dans l'art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. au xixe siècle, le vent tourne.
    Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d'exclusion, en font des "romanichels". henriette asséo fait revivre la force d'une culture autre, prodigieusement riche, en plein coeur de l'europe.

  • Photographies de plateau et photogrammes suivant un parcours cinématographique.
    Visages d'actrices, scénarios manuscrits, scènes de tournage... en tout quelque 150 documents qui tissent des échos visuels et thématiques d'un film à l'autre, des ponts entre le cinéma et la vie.

  • Fresques de Fontainebleau ou de l'Escurial, jardins Boboli, monstres de Bomarzo ou grottes de la villa Borromée sur le lac Majeur sont les hauts lieux du maniérisme. Redécouvert au début du XXe siècle, le maniérisme, souvent confondu avec la Renaissance dont il constitue le prolongement, demeure mal identifié. On peut y reconnaître une avant-garde avant la lettre, comme le démontre avec brio Patricia Falguières. Une avant-garde triomphante puisque le maniérisme fut à l'origine du premier grand style international depuis le gothique. À partir de Fontainebleau (son foyer central avec Florence et Rome), il étend son emprise sur l'Europe du XVIe siècle. Partout images et formes recyclent, durant près d'un siècle, les modèles inventés par Rosso, le Parmesan, le Primatice... Au coeur de cette aventure, un héros inattendu, Michel-Ange - figure tutélaire d'une génération de jeunes artistes indisciplinés. Tout à la fois excentriques géniaux et techniciens exceptionnels, individualistes forcenés et compétiteurs féroces, ils vont forger le langage artistique de l'Europe moderne, réinventer les règles du grand décor, populariser la figure de l'artiste génial. Ils ont aussi accrédité l'idée que l'art n'est pas seulement une question de savoir-faire, mais d'«idée» et de «génie».

  • Les monstres sont partout et de tous les temps : ils hantent les codex aztèques et le cinéma américain, l'Antiquité grecque et les romans du XIXe siècle, la Bible et la mythologie indienne, les contes pour enfants. Excès, écart ou aberration, le monstre est tenu au Moyen Âge pour être l'oeuvre de Satan avant de devenir, à partir de la Renaissance, un défi pour la pensée, qui cherche à lui faire rendre raison de son existence. Il faut toutefois attendre le siècle des Lumières et les progrès en embryologie pour que naisse bientôt la tératologie, l'étude des malformations des êtres vivants. Tout en étant mieux compris, les monstres « réels » deviennent phénomènes de foire, entre voyeurisme et compassion, pendant que la psychanalyse, relayée par les images des surréalistes, cherche à rendre compte des monstres imaginaires.
    Stéphane Audeguy nous entraîne aux confins du monstreux, de la préhistoire au monde moderne qui a instauré de nouveaux rapports entre les monstres et la société, avec ces figures vertigineuses que sont le psychopathe, le criminel de masse, le mutant...

  • Qui ne connaît La Fontaine? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva. On se promène en son oeuvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l'"honnête homme" la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fable et de toute l'oeuvre, tient en ceci: unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même. Patrick Dandrey nous convie à goûter les charmes d'un poète multiple, dont la lyre, pour avoir rendu ses derniers sons il y a trois cents ans n'en continue pas moins de résonner.

  • Les jeux de raquette : une lignée ininterrompue depuis le xvie siècle.
    L'ancêtre commun : la paume, née en france, jouée d'abord à main nue puis avec des raquettes dès la renaissance. toutes sortes de variantes : en salle ou à l'extérieur, avec des battoirs ou des raquettes, avec une corde ou un filet. une foule de cousins : le volant, ancêtre du badminton ; le rackets et le fives, ancêtres du squash ; le lau'n-tennis, ou tennis sur gazon, inventé par un militaire anglais au siècle dernier.
    Guy bonhomme retrace l'histoire d'une mode sportive, à l'origine française, renouvelée en angleterre au xixe siècle, et devenue aujourd'hui loisir pour tous.

  • La cité idéale du tsar Pierre le Grand a miraculeusement conservé, au cours de trois siècles d'une histoire mouvementée, les proportions qui font sa grandeur et son unicité. Fastes impériaux d'Elisabeth et de Catherine II, rigueur d'Alexandre Ier et de Nicolas II, révoltes de 1825 et de 1905, Révolution de 1917 : elle était alors la capitale politique de la Russie. Mais c'est aussi la capitale des arts et des lettres. De Tchaïkovski à Chostakovitch, d'Eisenstein à Diaghilev, de Pouchkine à Gogol, de Dostoïevski à Nabokov, tout ce que la culture russe a produit de plus éclatant est né et s'est développé ici. Dans cette ville magique où nous entraîne un infatigable voyageur Dominique Fernandez, curieux de l'histoire, mais aussi de la Russie d'aujourd'hui.





  • Entre le rêve et l'action, entre la création poétique et la tentation révolutionnaire, les surréalistes veulent transformer le monde.
    Provocations, expériences psychiques et esthétiques, déclarations et manifestes, le groupe est traversé par les luttes politiques et les ruptures tonitruantes. sur les traces des poètes - breton, soupault, eluard, aragon, péret -, des peintres, des photographes et des cinéastes - dali, ernst, tanguy, magritte, man ray, bunuel -, jean-luc rispail suit cette " trajectoires du rêve ", hautement conflictuelle.

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