Gallimard

  • Doué d'une vaste culture artistique, aguerri aux séductions et aux prestiges de la peinture romantique, dont il est l'un des plus brillants commentateurs, amoureux des estampes et des caricatures, Baudelaire est assurément perçu aujourd'hui comme le poète des images au XIXe siècle. L'auteur des Fleurs du mal sait que la poésie ouvre aux dimensions d'un univers imaginaire plus réel et plus vivant que la réalité même. Critique d'art, auteur de salons célèbres, il est aussi l'écrivain qui se penche sur la variété des images, adoptant tour à tour le point de vue du philosophe, de l'historien ou du moraliste. Il scrute avec curiosité les produits de la tradition et du passé et les initiatives parfois discordantes du contemporain. Il voit dans les images de son temps, quels qu'en soient le support ou le genre, cet « immense dictionnaire de la vie moderne » dans lequel l'artiste et le poète vont puiser la matière d'une alchimie singulière qui fera apparaître le poème ou le tableau comme le miroir électif qui « représente la vie multiple et la grâce mouvante de tous les éléments de la vie ».En instaurant un dialogue entre textes et images, avec quelques 250 oeuvres graphiques et documents reproduits en couleurs, cette édition Quarto donne à lire les oeuvres essentielles de Baudelaire (des recueils poétiques majeurs aux carnets intimes) à travers les différents répertoires d'images qui ont nourri son imaginaire.

  • Journal ; 1922-1989

    Michel Leiris

    Entre octobre 1922 à novembre 1989, dans cinq cahiers au format écolier, Michel Leiris se livre à l'écriture d'un journal, qu'il rédige depuis sa chambre à coucher - dissociant ainsi son activité professionnelle de celle à laquelle il se livre dans ce confessionnal d'un autre genre, où jour après jour, il consigne d'autres types de faits. À la différence de L'Afrique fantôme (lui aussi écrit au quotidien sur des blocs manifold), ce journal « parisien » laisse peu de place à la description, à la narration, à la remémoration. Son style y est bref, nerveux, d'une écriture presque « minérale » : l'émotion face aux événements, aux paysages, aux situations ou encore l'affection vis-à-vis des proches n'y font qu'affleurer. Ce journal n'est intime qu'en raison d'une classification commode. Tout au long de ces pages, c'est sur le sens autant que sur la fonction d'une telle entreprise que Leiris s'interroge, s'attachant à y « projeter son propre reflet d'une manière absolument concrète », c'est-à-dire sans retouches ni ornements. Notées au jour le jour, avec des interruptions allant parfois jusqu'à des mois (voire des années lorsqu'il se trouve en voyage ou en mission ethnographique, comme entre 1931 et 1933 lors de la mission Dakar-Djibouti), les observations et réflexions sont plutôt celles d'un journal d'enquête dont soi-même serait devenu à la fois l'objet, l'informateur et l'interlocuteur. Ni Mémoires, ni chroniques, ni « confessions » donc, mais « journal à bâtons rompus » comme cela peut se dire d'une conversation, qui confère de la présence, donne de la voix à ce document publié ici dans son intégralité. L'édition Quarto : Fondée sur l'édition dans la Blanche parue en 1992, la présente édition a pour vocation de livrer au lectorat de Leiris une édition complétée, augmentée et mise à jour à la lumière des découvertes et travaux récents. Le volume contient : Présentation - Note sur la réception de l'édition de 1992 - Vie et oeuvre illustré Journal (1922-1989), établi et annoté par Jean Jamin Appendices : Carnet de citations - « Souvenirs (1901...) » -Textes variés - Bibliographie - Index Nouvelle édition, revue et augmentée par Jean Jamin

  • Dispersé jusqu'à présent en trois volumes, Les origines du totalitarisme retrouve son unité dans la réunion des trois parties qui le constituent. L'ensemble est accompagné d'un dossier critique qui donne à la fois des textes inédits préparatoires ou complémentaires aux Origines, comme «La révolution hongroise», un débat avec Eric Voegelin, des extraits de correspondances avec Blumenfeld et Jaspers.
    Pour Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal, des correspondances avec Jaspers, Blücher, Mary McCarthy, Scholem éclairent l'arrière-plan de l'écriture de l'ouvrage et la violente polémique qu'il a suscitée.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Loup Bourget, Robert Davreu, Anne Guérin, Martine Leiris, Patrick Lévy et Micheline Pouteau et révisé par Michelle-Irène Brudny-de Launay, Hélène Frappat et Martine Leibovici. Édition publiée sous la direction de Pierre Bouretz.

  • Ce volume contient :
    Introduction, par Philippe Raynaud La Condition de l'homme moderne - De la révolution - La Crise de la culture - Du mensonge à la violence Glossaire des principaux concepts

  • Oeuvres

    Antonin Artaud

    « Moi je réponds que nous sommes tous en état épouvantable d'hypotension, nous n'avons pas un atome à perdre sans risquer d'en revenir immédiatement au squelette, alors que la vie est une incroyable prolifération, l'atome éclos en pond un autre, lequel en fait immédiatement éclater un autre.
    Le corps humain est un champ de guerre où il serait bon que nous revenions.
    C'est maintenant le néant, maintenant la mort, maintenant la putréfaction, maintenant la résurrection attendre je ne sais pas quelle apocalypse d'au-delà, l'éclatement de quel au-delà pour se décider à reprendre les choses est une crapuleuse plaisanterie.
    C'est maintenant qu'il faut reprendre vie. » Antonin Artaud, 1946.

  • Oeuvres

    Georges Perros

    «Ce que j'écris est à lire dans un train, par un voyageur qui s'ennuie, et qui trouve sur la banquette, oublié, un de mes bouquins».

    Seriez-vous prêt à être ce voyageur? À être ce lecteur, désireux de prendre le temps de s'immerger dans l'oeuvre de Georges Perros (1923-1978), non pour passer le temps mais pour suivre ce passeur, cet homme de littérature, toutes les littératures? Car Perros fut comédien, auteur, critique littéraire, lecteur de manuscrits, professeur de «cours d'ignorance». Un seul amour donc, celui du texte, des mots, de la diction. Un seul univers, celui de la littérature, pour lui qui connut les grands contemporains : Jean Paulhan et Jean Grenier, ses mentors ; Michel Butor et Gérard Philipe, ses «frères» ; Georges Lambrichs, Pierre Klossowski, Jean Roudaut, ses amis.

    De lui-même, il disait : «Je n'arrive pas à prendre mon écriture, comme on dit, au sérieux, je ne peux travailler que quand je suis distrait, quand je ne m'en aperçois pas.» Un vagabondage, des écritures multiples caractérisent cet important ensemble de textes - certains totalement inédits (une quinzaine de carnets a été retrouvée), et d'autres parus uniquement en revue. Ils sont publiés dans le cheminement de leur création et accompagnés d'un choix d'oeuvres graphiques (dessin, peinture, gravure). Au lecteur d'emprunter ses propres sentiers, distraitement, dans les oeuvres de Georges Perros.

    Ce volume contient : Papiers collés I - Poèmes bleus - Une vie ordinaire - Huit poèmes - Papiers collés II - Échancrures - Papiers collés III - Textes parus en revues - Textes non repris en volumes - Textes inédits.

  • La Beauté du monde, la littérature et les arts propose au lecteur cet autre visage de Jean Starobinski qui correspond à un pan considérable de ses publications : son attention constante aux oeuvres d'art classiques ou modernes. Depuis 1943, il n'a cessé de les accompagner pour y scruter un rapport au monde et à ses beautés, qui met en avant une éthique de l'écriture.
    Poètes, peintres et musiciens sont invités à nous adresser leurs questions. Jean Starobinski les fait entendre, pour les éclaircir ou les laisser à leur beauté d'énigme. Pour lui, c'est cela la critique.
    Exalter la beauté du monde et les prérogatives de l'oeuvre, c'est lutter contre les furies de l'histoire, c'est se défendre contre la folie des hommes : les accueillir et tenter de leur donner cet ordre que seules la plus grande intelligence et les merveilleuses qualités de compassion du critique pouvaient découvrir. À l'heure où les vagues de l'obscurité, de la confusion, de l'oubli et de la mort submergent les hommes, cet exercice de la compréhension impose sa rigueur.
    Le corpus est constitué essentiellement d'essais publiés en revues et jamais réunis, de préfaces à des livres souvent introuvables - donc des textes pour la plupart inconnus ou inaccessibles.
    Leur point commun est que tous élargissent notre champ de lecture, de vision et d'écoute. Nous connaissons Baudelaire ou Kafka, mais après la lecture de quelques essais de Jean Starobinski, nous avons envie de les lire autrement, guidés par celui qui ouvre de nouveaux horizons et nous met en contact avec des richesses insoupçonnées.
    Avec environ 50 documents et 30 reproductions de tableaux Volume dirigé par Martin Rueff, professeur à l'Université de Genève

  • " Mr.
    Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr.
    Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".

  • Les histoires de Julio Cortázar s'inscrivent dans une grande tradition classique de la littérature fantastique. Mais chez lui, contrairement à ses prédécesseurs, pas de fantômes, pas d'ambiguïté : les histoires les plus élaborées ne tendent pas vers l'abstraction, elles gardent - et c'est leur mystère - la vitalité du quotidien. Cortázar s'inscrit aussi dans la tradition surréaliste du « merveilleux quotidien », du mystère de la réalité qu'il est réservé au poète de percer derrière les apparences, dans un état de rêve éveillé ou de transe. Il est ce voyant qui extrait l'insolite de la banalité, l'absurde de la logique, le prodigieux de l'ordinaire. L'extrême dépouillement du style ne peut qu'ajouter à l'illusion de la facilité. Ces histoires si simples à lire atteignent un sommet de la sophistication : l'alliance imprévisible du jeu, de la folie, de la poésie et de l'humour.

    NOUVELLES, HISTOIRES ET AUTRES CONTES : Bestiaire - Les Armes secrètes - Fin d'un jeu - Cronopes et Fameux - Tous les feux le feu - Octaèdre - Façons de perdre - Un certain Lucas - Nous l'aimons tant, Glenda - Heures indues - Les Discours du pince-gueule - On déplore la - Prose de l'observatoire - Silvalande - Un gotán pour Lautrec. Choix de récits dans : Le Tour du jour en quatre-vingts mondes - Dernier Round - Territoires - Les Autonautes de la cosmoroute -

  • " les poèmes sont des "bouts d'existence", fruits d'une furieuse bataille dont brouillons ou manuscrits gardent la trace.
    mais qu'en était-il de leur existence, avant leur publication en recueil ? c'est le fil que l'on déroule ici : celui de la création, de l'état primitif des poèmes qui paraissent en revue, en plaquettes à tirage limité pour renaître sous un nouveau titre, kidnappés d'un volume, transformés dans un autre.
    enfance, premiers écrits, adhésion au mouvement surréaliste, résistance - autant de moments où char se révolte et, au coeur du combat, forge ses mots et tisse ses alliances.
    une histoire des poèmes imbriquée dans la vie du poète dans un parcours chronologique qui respecte le souci constant de char de protéger l'intimité de son être. a cet "artisanat furieux" de celui qui oeuvre dans son atelier se joignent les peintres, auxquels char confie le soin d'enluminer ses textes. des échanges de correspondance avec les philosophes, les poètes, les écrivains : blanchot, camus, eluard, gracq, lely, saint-john perse ; avec les peintres, dont on trouvera les oeuvres reproduites : braque, brauner, giacometti, valentine hugo, wifredo lam, matisse, miro, picasso, nicolas de staël, vieira da silva...
    scandent ce cheminement. dans l'atelier du poète évoque ce trajet de vie dans le foyer incandescent de la poésie. " marie-claude char

  • «Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant».
    Michel Foucault, 1978.

    Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.

    Édition publiée sous la direction de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange.

  • Henri Matisse, roman

    Louis Aragon

    Lorsque aragon publie son henri matisse, roman, c'est l'aboutissement d'un projet, né trente ans plus tôt, de la rencontre entre l'écrivain et le peintre.
    Rencontre passionnelle et bouleversante. de 1941 à 1971, aragon médite son henri matisse, roman qui donnera naissance à un livre d'art en deux tomes dont nous reprenons le texte et les images dans leur intégralité, les 551 documents d'origine étant reproduits ici en noir et blanc. cette longue maturation aboutit à une richesse exceptionnelle dans la variété des genres. aragon confronte son propre travail d'écrivain à celui du peintre dont il s'est assigné pour tâche de faire le portrait.
    "ceci est un roman, c'est-à-dire un langage imaginé pour expliquer l'activité singulière à quoi s'adonne un peintre ou un sculpteur, s'il faut appeler de leur nom commun ces aventuriers de la pierre ou de la toile, dont l'art est précisément ce qui échappe aux explications de texte." aragon.

  • Miroir de l'Afrique

    Michel Leiris

    « Les méthodes de collecte des objets sont, neuf fois sur dix, des méthodes d'achat forcé, pour ne pas dire de réquisition. [...] Autant des aventures comme celles des enlèvements du kono, tout compte fait, me laissent sans remords, puisqu'il n'y a pas d'autre moyen d'avoir de tels objets et que le sacrilège lui-même est un élément assez grandiose, autant les achats courants me laissent perplexe... : on pille des Nègres, sous prétexte d'apprendre aux gens à les connaître et les aimer, c'est-à-dire, en fin de compte, à former d'autres ethnographes qui iront eux aussi les "aimer" et les piller. » Leiris, 1931.

  • «Si je devais écrire un livre pour communiquer ce que je pense déjà, avant d'avoir commencé à écrire, je n'aurais jamais le courage de l'entreprendre. Je ne l'écris que parce que je ne sais pas encore exactement quoi penser de cette chose que je voudrais tant penser. [...] Je suis un expérimentateur en ce sens que j'écris pour me changer moi-même et ne plus penser la même chose qu'auparavant».
    Michel Foucault, 1978.

    Ces Dits et écrits, qui réunissent, parallèlement à ses grands livres, la totalité des textes publiés du vivant de Michel Foucault (1926-1984), constituent l'autobiographie intellectuelle de l'un des grands esprits du XXe siècle. On y découvre l'immensité de sa culture, la variété de ses préoccupations, une curiosité toujours en éveil, une liberté et une générosité de parole et d'engagement, qui permettent de mieux cerner le personnage et éclairent la lecture de ses ouvrages. Publiés dans l'ordre chronologique, ces conférences, préfaces, articles, essais et entretiens, croisés avec la biographie qui les précède, donnent la possibilité de suivre les cheminements de sa pensée, son perpétuel renouvellement.

    Édition publiée sous la direction de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange.

  • Ernst H. Kantorowicz (1895-1968), l'un des plus grands historiens du XXe siècle, publie en 1927 la biographie de Frédéric II de Hohenstaufen (1194-1250). Il y renouvelle le genre dans une tentative aboutie d'histoire "totale" qui associe aussi bien les apports de l'économie, de la culture, que de l'interprétation sociale et psychologique. Frédéric, héros hors du commun, se prête à l'exercice : aussi habile en politique qu'à la chasse, précurseur des princes de la renaissance, il crée une cour où se rencontrent les plus grands lettrés de la culture chrétienne, juive et musulmane.
    Passionné par l'astrologie et la divination, architecte à ses heures, il écrit lui-même un traité de fauconnerie. Avec l'empereur Frédéric II, Kantorowicz ouvre des perspectives complètement nouvelles. Il s'intéresse autant aux "réalités" événementielles qu'à la construction de la symbolique et de l'imaginaire politiques et met en lumière les conditions de formation, dès l'époque médiévale, de l'état moderne, séculier, en lutte contre la papauté.
    Trente ans plus tard (1957), Kantorowicz donne un second chef-d'oeuvre : les deux corps du roi. il y poursuit son enquête sur la généalogie de l'etat moderne en tirant, avec une éblouissante érudition, le fil des mutations de la doctrine médiévale de la royauté bicorporelle, et la prolonge par une analyse sur les origines des "religions politiques modernes". Victime des lois de Nuremberg en Allemagne, puis opposant au maccarthysme aux Etats-Unis, Kantorowicz s'emploie à éclairer la genèse des pathologies politiques du XXe siècle.

  • " renaissance méridionale " et " le grand atelier d'italie " ont été publiés pour la première fois en 1965 dans la prestigieuse collection " l'univers des formes ".
    Couvrant la même période, la fin du quattrocento (xve siècle), ils ont été conçus par andré chastel comme un tout dont la publication a marqué une révolution dans la connaissance que l'on avait jusque-là en france de la renaissance italienne et continuent aujourd'hui à jouer leur rôle d'ouvrages de référence. andré chastel y fait découvrir une italie qui s'impose à toute l'europe comme le lieu oú l'exigence artistique, poussée à son sommet, apparaît comme une authentique volonté de culture.
    Elle est le grand atelier de l'occident ou plutôt une multitude d'ateliers (les botteghe), dispersés dans les grands foyers artistiques (les centres) que sont alors urbino, florence, rome. dominés par des personnalités aussi exceptionnelles que laurent le magnifique, federico da montefeltro, ludovic le more ou le pape sixte iv. de ces ateliers naissent les chefs-d'oeuvre de piero della francesca, botticelli, bellini, ghirlandaio, verrocchio, léonard de vinci, le pérugin.
    Tableau, fresque, palais, église, sculpture, marqueterie, éléments décoratifs : les plus grands talents mis en compétition ne délaissent aucun genre. andré chastel donne un panorama érudit et passionnant de ce foisonnement. il y applique avec rigueur ses méthodes d'analyse qui devaient profondément marquer l'histoire de l'art : approche du détail, circonstances de la commande, textes qui ont nourri l'inspiration de l'artiste - les oeuvres les plus énigmatiques dévoilent leur sens dans leur extrême complexité.
    Les quelque 300 documents iconographiques de l'édition originale qui ont été retenus font ici l'objet pour la publication en " quarto ", d'un commentaire inédit par une équipe d'historiens de l'art.

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