Formes

  • écrits 1963-1984

    Peter Eisenman

    • Formes
    • 1 June 2017

    Figure centrale de la scène architecturale mondiale depuis près de 40 ans, Peter Eisenman a très certainement été l'un des architectes les plus influents sur le plan théorique au même titre qu'Aldo Rossi, Andrea Branzi ou plus récemment Rem Koolhaas. Reconnu dans de très nombreux pays, il est resté relativement anonyme en France.

    Acteur essentiel des débats qui animent l'après modernité, Peter Eisenman participe également à la production d'un cadre de réflexion pour une génération émergente d'architectes. En 1967, il créé à New York, l'Institute for Architecture and Urban Studies (IAUS) qui devient rapidement l'un des principaux centres de la production théorique architecturale américaine. Il y accueille artistes et architectes du monde entier, y développe un programme d'exposition et d'édition, et y construit un vaste réseau intellectuel.
    En 1973 il fonde avec Kenneth Frampton et Mario Gandelsonas, la revue Oppositions qui rassemble les architectes, critiques et historiens de l'architecture les plus influents des années 1970. Il est ainsi important de lire cet engagement dans la recherche comme une partie intégrante de l'oeuvre de Peter Eisenman car, si celuici initie non seulement une approche nouvelle de l'architecture, il en construit également le cadre de développement et l'espace de diffusion. Son oeuvre ne peut être comprise qu'à la lumière de cet engagement et c'est l'enjeu de l'ouvrage que nous publions aujourd'hui.

    Ce livre cherche avant tout à combler une impasse historique.
    L'importance de Peter Eisenman n'est plus réellement à démontrer.
    Il s'agit ici de proposer un regard rétrospectif sur une oeuvre majeure dont l'influence est encore largement perceptible dans la production contemporaine de l'architecture. L'idée est ainsi de produire un manuel, un ouvrage de référence le plus clair possible à l'attention d'un large public.

  • Ouvrage collectif avec des textes inédits de Victor Burgin, et de cinq théoriciennes de l'art et du cinéma, Teresa Castro, Evgenia Gianouri, Lucia Monteiro, Clara Schulmann et Jennifer Verraes.

    Extrait :
    « Je me souviens que nous étions devant un restaurant de Gradisca d'Isonzo, une ville d'Italie du Nord. Il était tard. Au cours du dîner, mes compagnes de table m'avaient parlé d'une ville de la Renaissance, Palmanova, qui se trouvait à l'ouest, à une vingtaine de minutes de voiture. J'ai dit quelque chose comme : "Allons-y tout de suite". Mais il était impossible de se rendre à Palmanova à cette heure de la nuit. Personne n'avait de voiture. Il n'y avait pas de taxis. Je me souviens des lampadaires qui disparaissaient dans l'obscurité aux confins de la ville. Là-bas, quelque part dans la nuit, il y avait Palmanova. J'ai marché d'une tache de lumière à une autre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de lampadaire. Puis je me suis arrêté pour écouter les grillons. Peu après mon retour de Gradisca, j'ai reçu une carte postale des amies rencontrées lors de cette soirée : elle représentait Palmanova. C'était il y a des années. Je ne suis toujours pas allé à Palmanova. » Victor Burgin, Les villes visibles Coordination éditoriale : Lore Gablier.
    Traduction : Nicolas Vieillescazes.
    Conception graphique : Ho Sook Kang.

  • Comment faire un happening

    Allan Kaprow

    • Formes
    • 30 November 2011

    Comment faire un happening est la traduction en français d'une transcription de How to Make a Happening, pièce sonore de Allan Kaprow réalisée en 1966 en collaboration avec le label Mass Art et diffusée sous la forme d'un 33t par l'éditeur new-yorkais Something Else Press.

    Texte devenu célèbre, Comment faire un happening se présente comme un véritable manuel de réalisation de happenings. Cinq photographies accompagnent cette première traduction en français.

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