Flammarion

  • C'est le Baudelaire amateur et critique d'art qui est présenté dans cet essai. Rythmé par des illustrations d'époque et par la plume pointue et érudite de Stéphane Guégan, cet ouvrage se déroule de manière chronologique. Ici, la modernité de Baudelaire est mise en évidence g il reproche au xixe siècle de mettre en avant beaucoup d'images et d'artistes dont il refusait les tendances lourdes. Il apprécie au contraire les « peintres de la vie moderne ». Ce dernier est convaincu que le Beau possède une positivité sensible, une utilité spirituelle, plus haute que ne l'entendaient ses contemporains. Son célèbre Spleen vienne se heurter à la beauté de l'art et en renverse son pessimisme.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Francis Picabia, rastaquouère Nouv.

    «Dans ses cinquante années de peinture, Picabia a constamment évité de s'attacher à une formule quelconque ou de porter un insigne. On pourrait l'appeler le plus grand représentant de la liberté en art, non seulement à l'encontre de l'esclavage des académies, mais aussi contre la soumission à quelque dogme que ce soit.»Ces remarques de Marcel Duchamp soulignent la dimension profondément libertaire de celui qui aimait se qualifier d'«artiste en tous genres».Ce parcours chaotique, contradictoire, fait d'allers et retours permanents entre abstraction et figuration, géométrie et biomorphisme, onirisme et réalisme, ne saurait être appréhendé de façon simplement formelle. Il demeure difficile d'identifier un style ou une manière Picabia. Ce qu'une approche biographique nous permet a contrariode comprendre, c'est précisément une certaine constance dans l'attitude. Ce fils de famille «né sans mère», aux goûts de luxe particulièrement prononcés et à la vie psychique et conjugale agitée, n'est en effet pas à une contradiction près. Francis Picabia n'abhorre rien tant que l'idéal de pureté et d'intransigeance qu'il voit poindre chez ses amis dadaïstes et même chez André Breton.Picabia aime trop la vie pour se laisser enfermer dans une croyance ou une certitude, fussent-elles d'avant-garde. Jusqu'à sa mort, notre «Funny-Guy» restera fidèle à cet état d'esprit, qui renvoie plus à une manière de vivre qu'à un programme strictement artistique.Ce qui pourrait passer pour une suite de reniements et de régressions n'est en fait qu'une manière de dire oui à la vie, à ses errements et à ses contradictions. Francis Picabia est l'artiste qui fait son miel de cette «mort de l'art» tant de fois proclamée au cours du XX? siècle. «Parce que je suis le seul qui, après la mort de l'Art, n'en ai pas hérité; tous les artistes qui suivent son cortège et se promènent à travers le monde figuraient sur son testament; moi, il m'a déshérité, mais il m'a ainsi laissé libre de dire tout ce qui me passe par la tête et de faire ce qu'il me plaît.»B.M.

  • La question de l'intimité du rapport entre les oeuvres et leurs auteurs ou commanditaires se pose, à la Renaissance, de manière décisive : l'expression individuelle de l'artiste devient en effet à cette époque un facteur reconnu - et apprécié dans la genèse et la forme des oeuvres d'art.
    "Le Sujet dans le tableau" propose sept études de cas où un emploi analytique de l'iconographie permet de distinguer comment, en s'appropriant le sujet (manifeste) de son oeuvre par le trouble qu'il introduit dans son énoncé, l'artiste ou le commanditaire y marque sa présence comme celle du sujet (latent) de son énonciation. Qu'en a-t-il été de Michel-Ange et de son Moise ?, de Titien dans son Allégorie de la Prudence ?, de Giovanni Bellini dans sa Dérision de Noé ?, mais aussi de Mantegna dans ses signatures ou du prince Frédéric de Montefeltro dans le désordre du Studiolo d'Urbino ? Un champ s'ouvre à l'analyse et à l'interprétation historiques : celui des investissements psychiques ou autres dont les oeuvres de la Renaissance ont été le lieu.
    Publiée en grand format pour la première fois, cette édition en couleurs, enrichie de nombreuses images, permet d'apprécier en détail les traces les plus ténues de la personnalité de quelques génies artistiques de la Renaissance.

  • Un panorama mondial du street art, pour comprendre les enjeux de cette forme d'art populaire aux influences multiples : le pixaçao brésilien, le pop art et le land art américains, les pochoirs politiques argentins, entre autres. Présentation des travaux de 113 artistes à travers 25 pays.

  • Essai sur la photographie moderne qui traite de sa relation avec l'art, en prenant pour base l'art contemporain, le photojournalisme, la création contemporaine et l'esthétique documentaire. En illustration, les clichés d'une centaine de photographes contemporains tels que Depardon, Gilles Peress, Nan Goldin ou encore Arak

  • Publié à l'occasion de la première grande rétrospective Jeff Koons (Los Angeles, New York, Paris), cet ouvrage est le plus important sur cet artiste singulier et provocateur, devenu l'un des artistes contemporains les plus connus du grand public. Depuis 35 ans, il explore de nouvelles approches du «readymade» et de l'appropriation, jouant de la lisière entre culture des élites et culture de masse, poussant les limites de la fabrication industrielle et changeant le rapport des artistes au culte de la célébrité comme aux règles du marché. Ami et collaborateur de Jeff Koons depuis 35 ans, Norman Rosenthal a réuni trois ans d'entretiens. Jeff Koons par Jeff Koons retrace en huit chapitres, le parcours de l'artiste, son approche de l'art et ses techniques - il ne réalise aucune oeuvre lui-même - et ses influences majeures. Les 250 illustrations en couleurs, permettent un panorama complet de son oeuvre et de retrouver les oeuvres phares : Inflatable Rabbit, Balloon Dogs ou Split-Rocker, sculpture réalisée avec plus de 100 000 fleurs. Édité en collaboration avec Jeff Koons, Jeff Koons par Jeff Koons est souhaité paR ses auteurs, comme le livre plus important sur l'artiste, mais aussi sur la compréhension de l'art du XXIe siècle.

  • De 1962 à 1986, le célèbre critique d'art David Sylvester s'entretien avec Francis Bacon. De ces rencontres, David Sylvester livre, sous la forme de neuf dialogues, un témoignage unique sur l'artiste. On y découvre le souci obsessionnel de Bacon pour la forme humaine en peinture, son admiration pour Picasso et Velázquez, sa passion pour la poésie de Yeats et Eliot, son étonnante interprétation d'un pastel de Degas, mais aussi son indifférence pour Matisse.
    Traduit et présenté par Michel Leiris, Entretiens avec Francis Bacon est une approche incomparable de la pensée, du travail et de la vie de l'un des génies créateurs du XXe siècle. Considéré comme un classique du genre, ce livre est le portrait le plus révélateur de Francis Bacon. Cette édition comprend l'intégralité des neufs entretiens, l'introduction de Michel Leiris et un hors texte comprenant vingt illustrations en couleurs.

  • Ce manuel de référence mis à jour regroupe en un volume l'histoire de l'art du XVe au XVIIIe siècle. De la chute de Constantinople jusqu'à la révolution française, cet ouvrage parcourt toutes les formes et tous les courants de l'art européen. De la fin de l'Antiquité au classicisme des lumières, en passant par la peinture flamande et le maniérisme, les auteurs étudient en détail quatre grands ensembles : Les Temps modernes, La Renaissance, l'époque classique et les lumières pour mieux saisir l'importance artistique de quatre siècles de créativité.
    - En début d'ouvrage, une série de doubles-pages pour apprendre à faire un commentaire d'oeuvre (peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs) NOUVEAU - Une approche chronologique par grand ensemble avec introduction détaillée exposant le contexte.
    - Une thématique développée par double-page constituée d'un texte courant, d'illustrations et d'encadrés.
    - Un appareil scientifique très précis qui rassemble cartes, plans d'architecture, chronologie, glossaire, index.
    Cette nouvelle édition est enrichie d'une mise à jour sur l'histoire des arts décoratifs à travers les siècles et couvre désormais deux zones géographiques encore inexplorées :
    L'art de l'Espagne et des pays de l'Est.

  • Jean-Michel Geneste a été conservateur de la grotte de Lascaux et il a coordonné les recherches dans celle de Chauvet. Il parcourt également le monde - depuis la Dordogne jusqu'à la Colombie-Britannique, en passant par l'Australie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Altaï - sur la trace des chasseurs-cueilleurs d'hier ou d'aujourd'hui, de leurs techniques et des arts rupestres dans leur splendeur et leur diversité.
    Il raconte ici ses recherches à Boris Valentin, professeur d'archéologie préhistorique, et tous deux échangent sur leur passion pour l'histoire très ancienne de l'humanité, pour de grands lointains qui leur sont devenus très proches. Une telle familiarité exige de pousser l'étude parfois jusqu'aux limites du perceptible. C'est un des émerveillements que ce livre veut faire partager.

  • Ce livre conclut une série d'études sur les systèmes d'écriture et leurs liens avec les images. Ils sont issus du postulat selon lequel « l'écriture est née de l'image et (.) son efficacité ne procède que d'elle » (L'Image écrite).
    C'est le support de l'image - et la « pensée de l'écran » qu'il induit - qui avait semblé déterminant dans l'invention de l'écriture. Mais quel statut réserver dès lors à ses figures?
    L'hypothèse avancée ici est que la notion même de « figure » est due à l'invention de l'alphabet, dans la mesure où la « lettre » a introduit pour la première fois dans la pensée théorique le concept d'« élément », et avec lui celui d'«unité visuelle distinctive ».
    Cette hypothèse éclaire sous un jour nouveau la genèse des écritures figuratives. Elle montre aussi que la nature d'une écriture donnée suscite, chez ceux qui la pratiquent, une expertise particulière du regard, qui ne manque pas d'influer sur leur conception de l'image.

    Le phénomène a été observé en Chine, où l'intuition du regard-lecteur a conduit à la calligraphie puis au "paysage lettré".
    Une enquête devait être menée dans la civilisation de l'alphabet. C'est ainsi que l'on tentera d'identifier les « figures de l'alphabet », et de montrer comment la typographie latine a créé une véritable « langue écrite ».

  • Longtemps méprisé, le " stupide XIXe siècle " (1819-1905) est devenu l'âge d'or de l'art français, dans toute sa diversité, avec Ingres et Delacroix, Manet et Puvis de Chavannes, Gustave Eiffel et Charles Garnier.
    Tout y concourt, la volonté politique comme les innovations techniques, la puissance, parfois paralysante, des institutions, la vigueur des initiatives privées. L'art français devient universellement exemplaire, répandant à l'étranger les trouvailles de l'impressionnisme, le modèle haussmannien ou les audaces de l'Art nouveau, mais recevant en retour, des artistes qu'il a attirés sur son sol, de nombreuses influences.
    Ainsi, il apparaît foisonnant, alignant une cohorte de grands maîtres, seuls face à leur création, ou tournés vers l'idée d'un art total et rêvant, avec Baudelaire et Valéry, au " mélange écumant des arts ".

  • Des textes dadaïstes et provocateurs aux poèmes des années 1970, en passant par des écrits engagés dans le combat surréaliste ou pour la défense du réalisme socialiste, ce volume rassemble, pour la première fois dans leur intégralité, les écrits d'Aragon consacrés à l'art du XXe siècle.
    Les quatre-vingt-douze textes de cette édition, initialement publiés dans des revues, des journaux ou des catalogues d'expositions depuis longtemps disparus, sont pour la plupart introuvables. Aucune prise de position, dont certaines jugées plus tard avec sévérité par Aragon lui-même, n'a été écartée de ce recueil qui constitue une référence sur les rapports de la politique et de l'art, et sur l'histoire de ce siècle dont Aragon fut acteur et spectateur.

  • Après des siècles d'une culture riche et complexe, le Mexique semblait avoir perdu son originalité à partir de la conquête espagnole. Son histoire coloniale tourmentée s'achève en 1910 avec le déclenchement d'une grande révolution au terme de laquelle le pays va retrouver son dynamisme.

    Pour un accès au plus grand nombre, on développe l'éducation, on récuse l'art élitiste et on privilégie la gravure et la peinture murale. Dans les lieux publics, Rivera, Orozco et Siqueiros créent de vastes fresques flamboyantes qui révolutionnent l'esthétique et surprennent le monde. Plus réservés, le peintre Carlos Mérida, le graveur Leopoldo Méndez ou le sculpteur Germán Cueto n'exaltent pas moins la culture populaire sans renoncer aux acquis de l'avant-gardisme européen ou local (le stridentisme !). Ce mouvement général ne gênera pas cependant l'activité de créateurs indépendants parfois proches du surréalisme et dignes héritiers des joyeuses parades de squelettes de Posada ; nommons les méconnus Jean Charlot, María Izquierdo et l'inventif Rufino Tamayo, sans oublier la désormais célèbre Frida Kahlo.

    Enfin, les années 1950 voient de tout jeunes artistes amorcer un tournant qu'on nommera la ruptura, pour se libérer de l'autorité d'aînés qui peinent à se renouveler. José Luis Cuevas, Enrique Echeverría, Manuel Felguérez et leurs amis nous entraîneront alors vers le XXIe siècle avec dextérité, couleur et humour.

    286 illustrations en couleur témoignent de cette prodigieuse renaissance.

  • Présentation d'oeuvres d'artistes contemporains, commandes de collectionneurs-mécènes. Une vingtaine de ceux-ci sont plus particulièrement mis en avant, ainsi que les lieux où se trouvent leurs oeuvres. Avec un essai historique sur la tradition de la commande privée depuis la période moderne.

  • Sixième titre de la collection « Mode d'emploi », Cinéma hier, aujourd'hui, demain, conçu à la manière d'un guide, proposera une approche du cinéma sous plusieurs angles, à la fois historique, sociologique et esthétique.
    Il donnera des clés pour comprendre mieux les courants actuels et les références cinématographiques qui nourrissent les films d'aujourd'hui ainsi que les nouvelles tendances, l'influence des jeux vidéo, de la 3D, etc.
    Ludique et didactique, en toute fidélité à la collection, il proposera des entrées sous forme de grandes questions, défera les idées reçues et, bien sûr, dressera le portraits des trente cinéastes les plus marquants des XXe et XXIe siècles.
    Plus de 200 illustrations de sources variées viendront appuyer les propos de l'auteur comprenant des photos de films, de tournages et des principaux événements, (festivals).

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