Comite Des Travaux Historiques Et Scientifiques

  • au cours de ces dernières décennies, l'intérêt pour la photographie ancienne n'a fait que s'accroître auprès d'un public très divers : collectionneurs, conservateurs, archivistes mais également amateurs soucieux de conserver au mieux de précieux témoignages familiaux ou régionaux aux travers de quelques images.
    souci de préservation d'autant plus justifié pour la photographie qu'elle est sans doute l'un des biens culturels les plus populaires et les plus répandus dans notre société. connaître et reconnaître les photographies, savoir comment les manipuler, les ranger est l'objectif de ce guide, car malgré une histoire relativement courte, ces 150 dernières années ont vu naître une multitude de procédés photographiques ayant chacun leur spécificité et réclamant des soins adaptés.
    cet ouvrage porte à la connaissance du public les évolutions les plus récentes dans ce domaine avec un souci de clarté, de concision et de simplicité.

  • Le cinéma n'enregistre pas seulement ce qui existe, il arrive qu'il fabrique des objets pour les filmer. Des « objets de cinéma » qui peuvent être aussi bien des parodies d'oeuvres d'art que des machines à voyager dans le temps. Comment penser ces simulacres qui dénoncent au sein du film ses artifices fictionnels ? Quelle relation entretiennent-ils avec le cinéma et les arts plastiques ? Cet ouvrage s'est donné pour objectif de replacer ces objets dans la culture visuelle du cinéma français des années 1960 et de débattre des questions théoriques qu'ils soulèvent, notamment de la capacité du cinéma à mettre en fiction le pouvoir des autres arts.
    Au point de rencontre entre la théorie artistique et la fiction cinématographique, l'histoire de ces objets hybrides permet de comprendre que le cinéma peut se faire historien d'art et que l'histoire de l'art est elle-même une longue suite de fictions sur les pouvoirs attribués aux objets.

  • A la fin du XIXe siècle, Louis Lumière lançait le défi d'apporter au grand public un moyen simple de faire des photographies en couleurs. Il y parviendra, en 1907, en commercialisant sous le nom de plaque autochrome ce qui allait devenir un procédé phare de l'histoire de la photographie en couleurs. Une couche de fécules colorées, recouverte d'une couche photosensible en noir et blanc, telle est l'autochrome : cette simplicité déconcertante n'en masque pas moins une extrême complexité dans sa réalisation qui a retardé de plusieurs années la production industrielle. Une fois acquis, le savoir-faire fut solidement protégé par des brevets ou des secrets " maison ". Pour mieux comprendre la genèse de ce procédé, son essor et sa mise en oeuvre, il fallut collecter des témoignages mais également rassembler des documents épars. Les grandes étapes de la mise au point de ce procédé présentées ici ont été reconstituées au cours d'une longue enquête. Quant aux images que l'autochrome nous livre, elles suscitent la même fascination aujourd'hui qu'hier ; cet ouvrage nous fait partager une part de leur mystère et nous incite à mieux les préserver.

  • Le concept d'oeuvre d'art totale, issu du romantisme allemand et défini par Wagner au milieu du XIXe siècle, constitue un point d'ancrage fondamental permettant de comprendre l'origine des avant-gardes à la fois dans leur conception, leur action et leur représentation.
    L'oeuvre d'art totale, ou Gesamtkunstwerk, est animée par une volonté totalisante qui se réalise à travers l'union des arts dans le désir de refléter l'unité de la vie. Entre 1908 et 1914, ce concept se trouve au croisement de plusieurs mouvements artistiques que l'on a généralement l'habitude d'envisager dans une succession temporelle artificielle et en cloisonnant les disciplines. C'est ainsi que l'auteur revisite les mouvements futuriste et expressionniste, ainsi que la naissance de l'abstraction.
    Il explique l'aboutissement de cette gestation et son étendue en passant par la musique, le théâtre et le cinéma d'avant-garde. Des artistes tels que Kandinsky, Malévitch, Scriabine, Schönberg ou encore Russolo et Boccioni préparent la voie à la conception de l'art que nous connaissons aujourd'hui, en donnant à la représentation artistique des possibilités jusque-là inédites puisque l'art se réalise en devenant un véritable acte social.
    Le spectateur ou l'auditeur est associé à cette démarche utopique et vit alors une expérience conçue comme une épreuve initiatique. Cette nouvelle conception de l'art s'accompagne d'une conscience du temps historique qui aboutira aux expériences de l'abstraction cinétique visant la matérialisation du temps par l'espace. Un ouvrage permettant de mieux apprécier le changement radical qui s'opère dans l'art au début du XXe siècle.

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