Capricci

  • Comme toutes les autres, elle a modifié son physique pour plaire à Hollywood et joué le jeu des prétendues rivalités entre actrices. Comme toutes les autres, elle avait des jambes magnifiques et un regard de vamp à faire fondre les coeurs. Comme les autres, sa vie sentimentale était aussi incroyable que dissolue.
    Pourtant, Marlene demeure unique. La parfaite création cinématographique. Un mythe, dira-t-on. Car le secret de Dietrich, ce qui la différencie des autres, c'est sa voix grave inimitable. Suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante. Mais la star saura l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

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  • C'est l'histoire d'un vieux malentendu. Tous les grands comiques en ont souffert, de Jerry Lewis à Robin Williams : plus on vous demande de faire le clown, plus vous vous sentez glisser dans le gouffre du désespoir. Bill Murray, lui, a fait de ce malentendu une profession de foi.
    Après ses débuts avec la bande du Saturday Night Live, les comédies à succès des années 80 ont fait de lui une star mondiale. Il a fui, pour ne revenir que des années après, plus rare, plus évanescent. C'est devenu une légende urbaine à lui tout seul. Un gentil zombie, un spectre souriant, une mascotte du cinéma d'auteur bon teint et affranchi de l'industrie. Mais sans se départir de sa mine de vieux chien las, en promenade trop loin de chez lui.

  • Il a publié son premier poème à 8 ans, été condamné aux travaux forcés à 15, a menti pour avoir son premier rôle, a été arrêté pour possession de stupéfiants, a giflé Otto Preminger, est devenu ami avec Marilyn Monroe, a chanté avec Elvis Presley, était plutôt pour la guerre du Vietnam et franchement contre certains journalistes, qu'il aurait volontiers enterrés vivants. Mais il l'a fait sans avoir l'air de vraiment s'y intéresser, à la fois complètement dedans et totalement à côté, l'oeil alangui et un sourire en coin.
    Éternel vagabond qui se considérait toujours entre deux trains, Robert Mitchum n'attachait que peu d'importance au métier d'acteur. Comme si, malgré le bruit, la gloire et l'agitation, il n'avait jamais été vraiment là.

  • Joan Crawford est devenu le symbole absolu du co^te´ sombre d'Hollywood. Malgré son apport inestimable au cine´ma ame´ricain, son image n'est plus associe´e qu'a` celle d'un monstre. On raconte comment elle a de´she´rite´ ses enfants adopte´s, ses manoeuvres machiave´liques pour humilier sa rivale Bette Davis, ses idylles tre`s publiques avec des hommes bien choisis, et celles tre`s secre`tes avec des femmes...
    Crawford est certes connue pour son ambition de´vorante, mais ses sourcils se´ve`res cachaient un regard inquiet, celui de la peur d'une enfant qui a grandi dans l'extre^me pauvrete´, la peur des violences sexuelles de son beau-pe`re, et la terreur de voir sa carrie`re s'e´teindre avec l'âge.
    Il est temps de jeter un peu de lumie`re sur la face sombre de l'e´nigme Joan Crawford.

  • La folle et tragique vie de Marlon Brando.
    À peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiement plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?

  • Projets pharaoniques, rôles cultes, coups de folie... 40 ans sur la brèche On l'a appelé « Mel-une-prise » pour sa capacité à livrer le meilleur de lui-même dès la caméra enclenchée. Mais Mel Gibson porte aussi le surnom moins flatteur de « Mad Mel ». Écho bien sûr au rôle de motard vengeur qui a lancé sa carrière et qu'il aurait décroché, selon la légende, après une bagarre de bar, mais aussi à cause de ses dérapages à répétition et de ses projets pharaoniques : le tournage épique de Braveheart, la reconstitution grandeur nature de Jérusalem pour La Passion du Christ, les centaines de figurants mobilisés en pleine jungle pour Apocalypto... Mel Gibson est à l'image des héros qu'il a interprétés, ceux de Mad Max, L'Arme fatale ou plus récémment du Complexe du castor : toujours sur la brèche, à cheval entre le coup d'éclat et le coup de folie.

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