Littérature générale

  • Victor Hugo, écrivain engagé, entreprend ici un vaste réquisitoire social. Loin de n'être que le récit de la réhabilitation d'un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l'histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l'unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l'expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l'humanité en marche.
    Hugo retrace ici avec force les misères et les heures glorieuses des masses vivantes qui se retrouvent. Les événements se précipitent, les personnages se rencontrent, se heurtent, s'unissent parfois, à l'image de Cosette et de Marius. L'histoire du forçat évadé et de la petite miséreuse symbolisent quelque chose de plus grand : avec Les Misérables, Hugo réalise enfin l'esprit du peuple.

  • Victor Hugo, écrivain engagé, entreprend ici un vaste réquisitoire social. Loin de n'être que le récit de la réhabilitation d'un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l'histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l'unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l'expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l'humanité en marche.
    Hugo retrace ici avec force les misères et les heures glorieuses des masses vivantes qui se retrouvent. Les événements se précipitent, les personnages se rencontrent, se heurtent, s'unissent parfois, à l'image de Cosette et de Marius. L'histoire du forçat évadé et de la petite miséreuse symbolisent quelque chose de plus grand : avec Les Misérables, Hugo réalise enfin l'esprit du peuple.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Victor Hugo Les Contemplations Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce que le proscrit qui, dans Châtiments, vient de fustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ; mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », « Aujourd'hui » - sont séparées par la césure tragique de l'année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l'écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d'un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu'elle emprunte à la biographie de l'écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l'universel, c'est que le poète précisément dépouille ici l'écorce individuelle pour atteindre à l'intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d'une âme.

    Edition de Ludmila Charles-Wurtz.

  • « Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l'archidiacre ne regardait qu'un point du pavé : la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu'une figure : la bohémienne.
    Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d'où venait la flamme qui en jaillissait. C'était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l'immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d'un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s'appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu'il n'y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant. »

  • 93 conclut le dialogue que Hugo a poursuivi toute sa vie avec la Révolution. 93, c'est la Convention, « assemblée qui a eu un duel avec la royauté comme Cromwell et un duel avec l'univers comme Annibal » et qui a « tranché le noeud gordien de l'histoire ».
    Immense fresque épique, 93 est aussi l'histoire de trois hommes. Lantenac, l'homme du roi et de tout l'honneur de l'ancienne France. Cimourdain, le génie austère et implacable de la Révolution. Entre eux Gauvain, neveu de Lantenac et fils spirituel de Cimourdain, aristocrate passé au peuple, que Cimourdain fera guillotiner pour avoir permis la fuite de Lantenac et qu'il suit aussitôt dans la mort. « Au moment où la tête de Gauvain roulait dans le panier, Cimourdain se traversait le coeur d'une balle... Ces deux âmes s'envolèrent ensemble, l'ombre de l'une mêlée à la lumière de l'autre. »

  • Les immémoriaux

    Victor Segalen

    • Points
    • 20 January 1998

    A vingt-cinq ans, segalen, médecin de la marine française, débarque à tahiti.
    Le diagnostic s'impose à lui : confrontée à la venue des " hommes à la peau blême ", aux maux et à la puissance de destruction dont l'europe est porteuse, la culture maori se meurt. dès lors, le poète s'emploie à recueillir les derniers et plus éclatants témoignages de cette civilisation. quand, ensuite, il les rassemble pour écrire les immémoriaux, c'est en essayant de ramener jusqu'à lui une prodigieuse série d'histoires.
    " souffle-du-dieu ! descends au milieu de nous ! donne-nous de chasser les imposteurs et ceux sui ont volé son nom ! " paru en 1907, ce texte demeure irremplaçable.

  • De 1853 à 1855, en exil à Jersey, Victor Hugo se livre quasi quotidiennement à des séances de spiritisme. Il discute avec les esprits les plus illustres, Jésus-Christ, Dante, Molière, Shakespeare, ou les formes les plus abstraites (l'Ombre du sépulcre, le Drame ou l'Idée). Les séances sont consignées sur des procès-verbaux qui serviront à établir Le Livre des Tables dont Hugo envisageait une publication posthume. Quatre cahiers manuscrits forment Le Livre des Tables ; seuls deux d'entre eux nous sont parvenus, dont un inédit.
    Cette édition reproduit pour la première fois les quatre cahiers en s'appuyant, pour les deux cahiers perdus, sur les procès-verbaux originaux et inédits, que nous avons retrouvés. «Tout grand esprit fait dans sa vie deux oeuvres : son oeuvre de vivant et son oeuvre de fantôme», affirme l'esprit de la Mort. C'est un Victor Hugo rare et mystérieux qui se dévoile ici.

  • Les poèmes réunis sous le titre de « Résistance » ont été écrits en 1933 à Orenbourg dans l'Oural, où Victor Serge, dissident russe, se trouvait en exil. Témoignant des conflits politiques et culturels de la première moitié du 20e siècle, ces textes sont un éloge à ses proches amis et camarades, et rendent compte de la vie des exilés dans les steppes. Ils se font la voix des sans-voix, des humiliés, des offensés, des hérétiques et appellent à la résistance permanente ainsi qu'au refus de l'oubli.
    Initialement parus en 1938 dans la revue Les Humbles, les poèmes de Victor Serge ont été publiés par les éditions François Maspero, dans la collection « voix », sous le titre Pour un brasier dans le désert. En 1998, les éditions Plein Chant publient une nouvelle fois ces poèmes dans la collection « Type-Type ».

  • En 1834, Victor Hugo rend visite au grand savant Arago à l'Observatoire de Paris. Contemplant le relief lunaire à la lunette astronomique, le poète, malgré ou plutôt à cause de la puissance même de grossissement propre à la lunette, ne voit, d'abord, littéralement rien : « une espèce de trou dans l'obscur, voilà ce que j'avais devant les yeux », « dans une nuit profonde la plénitude du noir »... L'engin est pourtant bien braqué sur la lune, mais sur une partie de la cible encore située dans les ténèbres. À l'instigation de l'astronome, Victor Hugo insiste et sa rétine commençant à s'habituer, il appréhende, dans la confusion la plus extrême, de l'indistinct et de l'informe, du mouvant et du diffus, du livide et du sombre, un quelque chose qui, bouleversant les sources de sa perception, lui donne à éprouver ce que nous éprouvons rarement, la sensation brute du réel : « L'effet de profondeur et de perte du réel était terrible. Et cependant le réel était là. ». Victor Hugo a 32 ans, Arago 48 ans.
    Trente ans après cette expérience unique, Victor Hugo décide d'écrire cet ouvrage. Baptisant l'un des sommets de la Lune le Promontoire du songe, il se livre à une vaste réflexion sur le rêve et la fable, et sur leur interprétation romantique.

  • Texte fondamental du

  • Quatorze lettres de Paul Gauguin, deux d'Émile Bernard, une de Schuffenecker - intégralement ou partiellement inédites, tels sont pour l'essentiel les documents que présente ce livre. De Bretagne, de Paris et de Polynésie, celles de Gauguin furent toutes adressées à Claude-Émile Schuffenecker entre 1889 et 1897. Livrées telles quelles, hors de tout contexte, leur substance aurait pu paraître un peu sèche, parfois énigmatique. Liées par un texte succinct qui, en les éclairant, découvre leurs tenants et leurs aboutissants, elles retracent une histoire encore mal connue et offrent de nouveaux jalons pour une biographie de Gauguin.

  • Bucarest, 1956. Le narrateur a sept ans, et sa famille - une lignée de médecins-chercheurs et artistes, éprouvée par les expropriations et les emprisonnements arbitraires - est réunie pour fêter la libération du grand-père et de l'oncle. En grandissant, le narrateur se passionne pour la littérature et l'histoire ; le régime roumain se détend, les jeunes s'entichent des Beatles tout en buchant leurs examens d'entrée en faculté.
    Il réussit le concours de la section d'Histoire de l'art et, comme tous les étudiants, acquitte le coût de ses études supérieures par les camps de travail forcé dans les champs. Il découvre les luttes intestines de l'université, Gombrich, Focillon et Panofsky dont les écrits circulent plus ou moins librement. A l'issue de sa première année, une lueur d'espoir, quelques bourses sont proposées pour l'étranger, le narrateur postule et remporte celle de Rome...

  • Hugo écrivit ces deux pamphlets (1825 & 1832) pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays » en détruisant nos édifices historiques. Il plaida la cause de l'architecture du moyen âge et dénonça violemment le vandalisme des « ignobles spéculateurs » qui, avec l'assentiment des municipalités, agrandissaient leur « carré aux choux » en jetant à bas nos monuments nationaux. Hugo stigmatisa l'indifférence criminelle des autorités et exigea le vote d'une loi pour la protection de notre patrimoine architectural.

  • Durant l'année 1980, Victor Bockris a organisé et enregistré quatre rencontres entre William Burroughs et Andy Warhol. Des rencontres informelles qui eurent lieu à la Factory et dans des restaurants new-yorkais. Le pape du Pop Art et la figure de la Beat Generation avaient forcément des choses à se dire. Il prétend que c'est Andy Warhol qui lui a appris à mener une interview. Son conseil : « Ne prépare jamais tes questions. Fais comme s'il s'agissait d'un cocktail. » Warhol et Burroughs, au cours de ces quatre rendez-vous, vont faire ensemble le tour de la Factory, discuter l'oeuvre que Warhol vient d'achever, parler de tout, de rien, de culture, de sexe, d'amour, de drogues et de vodka-tonic. Parfois, à leur table, d'autres personnalités, de passage, s'invitent. C'est ainsi que Mick Jagger apparaît, en guest star de luxe.

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