Thomas Clerc

  • Intérieur

    Thomas Clerc

    «Comme j'ai été lent à faire le tour de ma maison! 3 ans pourtant c'est 3 fois moins qu'Ulysse revenant de Troie. Ulysse ne voulait pas rentrer à Ithaque, et moi je m'évertue à rester ici, je supplie de ne pas sortir».

    L'appartement de Thomas Clerc fait 50 mètres carrés. Il y vit depuis 10 ans. Il y passe la majeure partie de son temps. Sans doute parce qu'il est un homme d'intérieur, il a entrepris d'en faire le tour intégral avec cette espèce de vertige qui le pousse toujours à épuiser la totalité d'un espace.

  • Contrairement aux précédents titres de la collection, qui convoquaient des registres d'images variés, Sept et huit neuf ne puise qu'à une seule source : Les Sept mercenaires, western de John Sturges sorti en 1960. Un film qui hante Thomas Clerc depuis son enfance et qui tend à l'écrivain qu'il est devenu de multiples miroirs.
    Aussi solitaire et désintéressé que le cow-boy, l'écrivain comme les acteurs pratique « l'art de sortir de soi. » Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaugnh, James Coburn... L'auteur ne choisit pas pour alter ego tel ou tel mercenaire, mais tous, car chacun incarne à ses yeux une dimension essentielle de l'activité littéraire. James Coburn : la puissance du langage ; Yul Brynner : la possibilité de changer de corps qu'offrent les livres (comme les films) ; Steve McQueen : le partage avec le lecteur, etc. L'écrivain se rêve même en Calvera, le bandit qui pille et rançonne, puisque la littérature est aussi faite d'emprunts et de reprises.

    Sept et huit neuf de Thomas Clerc est le troisième titre de la collection « Diaporama ».

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  • L'homme qui tua Roland Barthes L'homme qui tua le président des États-Unis L'homme qui tua Maurice Sachs L'homme qui tua Lady Di L'homme qui tua Ernest L'homme qui tua Gianni Versace L'homme qui tua Thierry Paulin L'homme qui tua Guillaume Dustan L'homme qui tua Anna Politkovskaïa L'homme qui tua V. D. Nabokov L'homme qui tua H. B.
    L'homme qui tua Pier Paolo Pasolini L'homme qui tua Jésus L'homme qui tua Marvin Gaye L'homme qui tua Pierre Goldman L'homme qui tua Rupert Cadell L'homme qui tua Édouard Levé L'homme qui tua mon arrière-grand-père « Le crime est pour moi une si vieille histoire qu'il dépasse un peu le cadre du simple topos littéraire. Je n'ai pas choisi mon sujet, je n'ai choisi que son traitement, faisant j'espère du nouveau à partir de l'ancien », écrit Thomas Clerc à propos de l'obsession qui habite les dix-huit nouvelles de ce recueil.

  • Poeasy

    Thomas Clerc

    739 poèmes en vers libres classés par ordre alphabétique mêlent les genres (lyrique, politique, narratif, autobiographique, etc.) pour révéler l'obsession d'un homme tourmenté par le fait de toujours remettre en jeu sa mise et de ne jamais réécrire le même livre

  • «Le 10e arrondissement compte 155 rues, places, quais, squares, cités, avenues, jardins, boulevards, impasses et passages que j'ai décidé d'arpenter méthodiquement.
    Comme le titre Paris, musée du XXIe siècle l'indique, j'offrirai à terme, en commençant par l'arrondissement où je vis, une description générale de la ville. La muséification de Paris n'est pas étrangère à mon propos, mais l'oeil en marche découvre tant de pièces insoupçonnées que la ville, par le jeu d'une exposition, rescintille. Les perles ne sont pas le tout du collier, c'est le fil aussi qui les tient. Un système de positionnement global étant nécessaire à la documentation des rues, j'ai adopté, après celle où j'habite, l'ordre alphabétique, et j'ai placé quelques bornes pour que le lecteur puisse, à son tour, entrer dehors.»Thomas Clerc.

    Thomas Clerc est né en 1968. Il a publié en 2005, aux éditions Alia, un essai très remarqué sur l'écrivain Maurice Sachs. Il a en outre édité en 2002 les Cours au Collège de France (1977-1978) de Roland Barthes (Seuil). Paris, musée du XXIe siècle est son premier récit.

  • « Ce qu'on commence à comprendre, c'est qu'ici tout communique. Les découpages, les romans, les vidéos, les photographies : ce sont toujours des portraits, et ces portraits, qu'ils soient ou non parlants, sont toujours des histoires contenues, du langage ramassé sur lui-même. Et derrière ces portraits, il y a une main qui décortique, ôte la graisse comme on dit, le surplus, l'inessentiel, qui rassemble, taille, coupe au bon moment, fait entendre tout ce qui est passé sous silence à la surface de quelques mots et, à la surface du silence, tout ce qui parle encore ».
    Bertrand Schefer.

    V. M. Tout cela nous ramène au palais des glaces, ce labyrinthe aussi attirant qu'angoissant.

    L. M. Palais des glaces, oui, où les miroitements des fictions minuscules, des récits possibles sont comme des éclats de mica qui projettent des lumières - d'étoiles mortes ? trop lointaines ? Où est-ce que, les relayant, ces éclats réactivent les récits et les remettent au présent, sans se soucier de ce qui est vrai ou faux, luxe ou toc dans ce palais où la transparence des glaces ne s'oppose pas à l'opacité des signes ?

    V. M. Dans le palais des glaces, à cause de l'effet boule disco, on ne sait plus très bien s'il s'agit de reflets, ou de reflets de reflets. J'aime cette idée du toc juxtaposé à de la « vraie » poussière d'étoiles, sans qu'on puisse faire la différence. La beauté des êtres est dans cet alliage entre minerai véritable et pâle imitation.

    Entretien avec Laurent Mauvignier.

  • L'argument du cours a été le suivant : on a défini comme relevant du Neutre toute inflexion qui esquive ou déjoue la structure paradigmatique, oppositionnelle, du sens, et vise par conséquent à la suspension des données conflictuelles du discours. Le relevé de ces inflexions s'est fait à travers un corpus qui ne pouvait être exhaustif ; cependant, les textes des philosophies orientales et mystiques se sont trouvés naturellement privilégiés. [...] A travers des touches successives, des références diverses (du Tao à Boehme et à Blanchot) et des digressions libres, on a essayé de faire entendre que le Neutre ne correspondait pas forcément à l'image plate, foncièrement dépréciée qu'en a la Doxa, mais pouvait constituer une valeur forte, active.

  • L'Artiste Artiste comme modèle est le quatrième volume de « La Collection de photographies », série d'une grande originalité privilégiant une approche thématique, transversale, voire poétique, de la photographie moderne et contemporaine. Cette série est Illustrée d'une sélection d'oeuvres choisies parmi les 70 000 que compte la collection photographique du Centre Pompidou, l'une de plus importantes au monde.
    Introduit par un long texte de Thomas Clerc, écrivain et maître de conférences en Lettre à l'Université de Nanterre, ce volume dédié à la thématique du portrait d'artiste rassemble une sélection de clichés des plus grands photographes qui ont exploré le sujet, de Man Ray à Andy Warhol, de Robert Doisneau à Gisèle Freund et bien d'autres.

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