Jacques Donguy

  • Monographie de référence consacrée au pionnier de la poésie numérique en France, cet ouvrage propose une documentation illustrant de nombreux projets récents, notamment pd-extended 1, ainsi qu'un corpus théorique composé de l'ensemble des textes de Donguy initialement publiés entre 1984 et 2015, et devenus pour la plupart introuvables.

    Pd-extended 1 - Poésie numérique en Pure data débute par une préface explicative de Jacques Donguy, sous le titre « Médias liquides en Pure Data », introduisant une série de 80 captures d'écran du projet de 2013 pd-extended 1, texte en aléatoire composé de typographies, d'images et de sons.
    L'ouvrage documente également d'autres projets, dont plusieurs oeuvres produites sur le mythique Atari 520ST (1993), Tag-Surfusion 3D créé à São Paulo en 2009 pour l'Année de la France au Brésil et Numerica 11 (2011).
    Suit l'ensemble des textes théoriques publiés entre 1984 et 2015, textes parus soit en revues (Autrement, Le Magazine Littéraire, Celebrity Cafe...), soit à l'occasion de colloques universitaires ou dans des publications aujourd'hui inaccessibles, dont un texte pionnier paru en 1984 dans la revue Inter au Québec. Un corpus théorique consacré à ce qu'on a d'abord appelé la Poésie électronique, puis, suite au manifeste paru dans Art Press en 2002, la Poésie numérique. Les annexes sont composées d'une liste des performances de poésie numérique que Jacques Donguy a réalisées, d'une liste de ses publications sur supports numériques (CD, CD-ROM, DVD, DVD-ROM), et d'une liste des expositions incluant la Poésie numérique organisées par Donguy en France et à l'étranger.

  • Une présentation historique et théorique des poésies expérimentales, une anthologie, une bibliographie internationales, 300 reproductions, 400 pages.

    L'introduction historique de Jacques Donguy met en lumière les expériences de la poésie concrète depuis 1953 (Gomringer et de Campos), jusqu'aux recherches actuelles (zone numérique). L'anthologie, suivie d'une bibliographie internationale, dresse le premier panorama de cet art de l'expérimentation textuelle, visuelle et sonore.

    Point n° 1. Le débat avant-garde / post avant-garde n'a pas lieu d'être. Il est lié aux évolutions technologiques comme l'ont bien vu Mallarmé et Apollinaire, quand ce dernier parle du phonographe et du cinématographe, comme aujourd'hui on parlerait d'ordinateur et d'Internet. Très logiquement, on passe de la « poésie abstraite » basée sur la lettre et non sémantique (Hausmann, Schwitters) à la poésie sonore (la bande magnétique), puis à la poésie numérique.
    Point n° 2. Comprendre aussi, par contrecoup, que la poésie typographique, existant depuis Gutenberg (1456), est basée aussi sur une technologie, l'imprimerie, avec toutes les conséquences que l'on peut mieux comprendre à la suite de l'usage de nouvelles technologies : inscription pour l'éternité sur la page, d'où l'utilisation par Mallarmé dans le Coup de dés, du Didot, qui est le caractère de la loi, d'où aussi l'obsession du style chez Flaubert à l'apogée de la civilisation du livre.
    Point n° 3. Comprendre enfin que l'évolution de l'art du langage (la poésie) est parallèle à celle des arts plastiques et à celle de la musique. Apollinaire était l'ami de Picasso (cubisme), le brésilien Augusto de Campos se réfère à Anton Webern, Eugen Gomringer à Max Bill. Et que donc cet art du langage du XXe et du XXIe siècle dit « expérimental », constitue en fait la véritable poésie du XXe et du XXIe siècle.

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