Collectif Gallimard

  • Cet ouvrage est le catalogue de la grande exposition estivale du musée d'Orsay. Paul Cézanne a peint près de deux cents portraits au cours de sa carrière, dont vingt-six autoportraits et vingt-neuf représentant son épouse, Hortense Fiquet.
    Ce catalogue explore les particularités esthétiques et thématiques de Cézanne dans cet exercice particulier, et notamment la manière dont il instaure un dialogue entre des oeuvres complémentaires et réalise de multiples versions d'un même sujet.
    Une approche chronologique du Cézanne portraitiste permet d'étudier son évolution, en s'attardant sur les variations qui apparaissent dans la continuité de son style et de sa méthode. «Cézanne. Portraits» pose égaIement la question de sa conception de la ressemblance et de l'identité du modèle, ainsi que celle de l'influence qu'ont pu avoir certains d'entre eux dans ses choix et dans le développement de sa pratique.
    Les oeuvres rassemblées dans l'exposition, venues de collections privées et de prestigieux musées du monde entier, vont du remarquable portrait de l'oncle Dominique datant des années 1860, jusqu'aux ultimes représentations de Vallier, le jardinier de Cézanne à Aix-en-Provence, réalisées peu de temps avant la mort de l'artiste en 1906.
    Cézanne est communément considéré comme l'un des artistes du XIXe siècle ayant le plus inspiré les générations suivantes. Face à ses portraits, nous sommes sans doute confrontés à l'aspect le plus personnel, et donc le plus humain, de son oeuvre.


    Ouvrage collectif d'Alex Danchev, John Eledrfield, Annabelle Mathias, Mary G. Morton, Xavier Rey et de Jayne S. Warman.

  • «Une confiance d'enfant, une confiance qui va au-devant, espérante, qui vous soulève, confiance qui, entrant dans le brassage tumultueux de l'univers [...], devient un soulèvement plus grand, un soulèvement prodigieusement grand, un soulèvement extraordinaire, un soulèvement jamais connu, un soulèvement par-dessus soi, par-dessus tout, un soulèvement miraculeux qui est en même temps un acquiescement, un acquiescement sans borne, apaisant et excitant, un débordement et une libération, une contemplation, une soif de plus de libération, et pourtant à avoir peur que la poitrine ne cède dans cette bienheureuse joie excessive...» Henri Michaux, L'Infini turbulent (1957).

    Ouvrage collectif de Nicole Brenez, Judith Butler, Marie José Mondzain, Antonio Negri et de Jacques Rancière. Édition publiée sous la direction de Georges Didi-Huberman.
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  • La vie de Claude Lanzmann est intimement et intensément liée au XXe siècle. Son oeuvre est de celles, rares, qui ont bouleversé notre vision du monde. Or il se trouve que Shoah, en 2015, a passé le cap de ses trente ans et son auteur celui de ses quatre-vingt-dix ans.
    Ce fut une occasion. Non de commémorer : il n'y a pas lieu de le faire, le travail de Claude Lanzmann ne relève pas du passé, il se poursuit au présent et au futur, de nouveaux films sont en préparation ; mais bien de réfléchir sur notre dette à son égard, de dire en quoi sa démarche de cinéaste - et d'écrivain - a touché en nous quelque chose de très profond, comment il a pour nous redistribué, éthiquement, intellectuellement, artistiquement, le possible et l'impossible.
    S'y emploient ici en toute liberté cinéastes, écrivains, philosophes, personnalités de divers horizons, proches ou moins proches de Claude Lanzmann. C'est l'actualité vive de l'oeuvre qui s'en trouve éclairée et chacun des auteurs pourrait, sans doute, mettre en exergue de ses pages les premiers mots si surprenants de Shoah : « L'action commence de nos jours... » Sous la direction de Juliette Simont Avec des textes de Shimon Peres, Arnaud Desplechin, Luc Dardenne, Philippe Sollers, Marc Lambron, Marcel Gauchet, Axel Honneth, Patrice Maniglier, Jean-Claude Milner, Boualem Sansal, Jean Hatzfeld...

  • La Méditerranée est au coeur de l'existence de Jean Genet. Dès son enfance, il part, fugue, s'évade, s'engage dans l'armée, déserte et vagabonde. Ces errances clandestines nourrissent une large part de ses livres et sont prolongées, après sa sortie de prison et l'accès à la notoriété, par le voyage.
    Cet ouvrage, catalogue de l'exposition «Jean Genet, l'échappée belle» présentée au MuCEM, propose de retracer la vie de Jean Genet à travers trois oeuvres inscrites dans la géographie méridionale : Journal du voleur, Les Paravents et Un captif amoureux. Berceau des premières expériences et abri lumineux de la fin de sa vie, la Méditerranée est le pôle magnétique de sa trajectoire, celui auquel il revient obstinément.
    Grâce à des images d'archives, des photographies, des lettres et des extraits de ses manuscrits, cet ouvrage invite à suivre Genet au coeur de l'Espagne, de l'Algérie et du Moyen-Orient.

  • Dans Folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en cinq points :
    - Les mots des textes : Art, beau, génie, goût, sublime
    - L'esthétique dans l'histoire des idées
    - Trois questions posées aux textes : L'art a-t-il une finalité ? Le jugement de goût est-il mixte, à la fois sensible et intellectuel ? Esthétique, politique et éthique : quelle autonomie pour l'esthétique ?
    - Groupement de textes : Positions contemporaines
    - Prolongements

    À partir de la terminale.

  • Deux grandes figures mythiques - Eve, créée par Dieu à partir de la côte d'Adam selon le récit biblique (IXe-VIIIe siècle avant J-C), Pandora, façonnée dans de la glaise par Héphaïstos, selon le mythe grec relaté principalement par Hésiode au milieu du VIIe siècle avant J-C, deux cadeaux empoisonnés offerts aux hommes.
    A cause d'Eve, l'humanité est chassée du paradis terrestre ; Pandora ouvre une jarre d'où s'échappent tous les maux. Des historiens, historiens de l'art et anthropologues, soucieux d'élucider quelques-unes des représentations originelles de la femme et des femmes, confrontent ici ces deux mythes d'origine, examinent leurs variantes et les rencontres que l'histoire leur a ménagées. Ils élargissent la comparaison à d'autres mythes et d'autres civilisations, puis s'interrogent sur notre capacité à les refaçonner et les réinterpréter à la mesure de notre monde contemporain.
    Leurs contributions appellent à des lectures croisées, attentives à faire resurgir de l'une à l'autre des questionnements communs. Qu'en est-il des moyens d'expression du mythe, transmis par la tradition orale, déjà confié à l'écrit, ou bien figuré dans des images fixes (vases grecs, miniatures médiévales, tableaux de la Renaissance) ou mouvantes (le cinéma) ? Quels sont les effets propres de ces media sur le récit, sur les modalités de la signification, en un mot sur la " création " de la première femme ? Enfin et surtout : D'où vient la femme ? Est-elle première ? Est-elle seconde ? Déjà là ou créée ? Sort-elle du chaos originel ? ou de la terre ? Nombreuses sont les réponses, mais toutes renvoient à cette question unique : pourquoi la différence des sexes ?.

  • «Dans cette anthologie, Mai 68 apparaît sous une forme paradoxale : intense et insignifiant, vivant et disparu, haï et regretté, utopie réaliste qui demande l'impossible, phénomène contradictoire qui agrège tous les imaginaires du temps sans jamais s'y limiter. Mais sa force réside encore aujourd'hui dans cette force de subversion et cette capacité de saper tout ce qui croyait pouvoir durer et qui, depuis, se sait provisoire. Une brèche fut ouverte. Mai aura cette année cinquante ans. L'âge des pères qu'il giflait, l'âge largement dépassé de la génération à laquelle il a donné son nom. Le temps de métamorphoser à force de discours la plaie en cicatrice.» Sophie Doudet.

  • Hans Hartung est immuablement perçu comme la figure majeure de l'abstraction lyrique et le précurseur de l'action painting. Cet ouvrage, catalogue de la double exposition d'Aubagne, propose d'aborder son oeuvre d'une toute nouvelle manière, en questionnant son rapport à la guerre. Peintre d'origine allemande, il s'engage dès 1939 dans la Légion étrangère. Brancardier sur les champs de bataille, il est blessé cinq ans plus tard et amputé de la jambe droite. À travers cinq essais, illustrés d'oeuvres et d'images d'archives, historiens et historiens de l'art se penchent sur cet événement fondamental dans la vie de l'artiste. Grâce à la reproduction de dessins, d'huiles sur toile et d'encres sur papier, ce catalogue, complété d'une double chronologie illustrée, permet de prendre la mesure de la quantité d'oeuvres produites et des moyens techniques sans précédent qu'il a développés pour que sa faiblesse physique n'altère jamais sa création artistique.

  • Asger Jorn, le plus grand artiste danois du XXe siècle, est né à Vejrum (Danemark) en 1914. Pendant les années 1930 il étudie avec Fernand Léger, puis collabore sous la direction de Le Corbusier à la décoration du pavillon des Temps nouveaux à l'Exposition universelle de 1937. Après les années de guerre, qu'il passe au Danemark, il retourne en France en 1947. L'année suivante il sera l'un des membres fondateurs du mouvement Cobra (avec Alechinsky, Appel, Constant, Corneille, Dotremont, etc.), né en réaction à la querelle entre abstraction et figuration. Voyageur infatigable, il sillonne l'Europe et tente de réunir des artistes de bords politiques et artistiques différents, avec lesquels il réalise volontiers des oeuvres collectives. Il passe une bonne partie des années 1950 et 1960 en France, où il joue un rôle de premier plan dans plusieurs mouvements d'avant-garde dont le Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste (1953-1957) et l'Internationale situationniste (1957-1960). Après avoir travaillé avec la galerie Rive gauche à Paris pendant une décennie, il est, à partir de 1967, représenté par la galerie Jeanne Bucher. Dès 1953, Jorn avait commencé à collectionner des oeuvres d'art pour en faire un jour don au petit musée de Silkeborg, ville qui l'avait autrefois soutenu. Après sa mort, en 1973, plusieurs de ses soutiens ou amis exaucèrent son voeu de compléter la collection par des donations significatives. Cet ouvrage est le miroir de l'exposition organisée au Centre Pompidou, qui présente les 108 plus belles oeuvres sur papier de Jorn conservées au Silkeborg Kunstmuseum.

  • Lévitations, apparitions, transfigurations, ectoplasmes, fantômes, auras, fluides mesmériques, pouvait-on imaginer que ces phénomènes occultes, par nature cachés, avaient pu autant être photographiés ? Fruit d'un travail de plusieurs années de recherche, l'exposition Le troisième oeil. La photographie et l'occulte réunit près de 250 images exhumées d'archives et de collections privées ou publiques. Cette exposition, et le catalogue qui l'accompagne, se proposent non seulement de porter à la connaissance du public ces extraordinaires documents, pour la plupart réalisés entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, mais aussi de tenter de comprendre leur raison d'être, de retracer les conditions de leur histoire singulière. N'éludant pas les débats passionnés qui animèrent cette période, l'exposition met en lumière les résultats de pratiques qui fascinèrent aussi bien d'éminents scientifiques que des littérateurs de renom. Face à de telles images, le danger serait de n'adopter que le point de vue de ceux qui les ont réalisées. Il ne s'agit pas en effet de porter un jugement sur ces images, mais plutôt de les transformer en objets d'histoire, c'est-à-dire en outil de compréhension des mécanismes humains qui sont en jeu dans ces curieuses expériences photographiques.

  • Auteur de La Poupée, cette créature « artificielle aux multiples possibilités anatomiques », Hans Bellmer (1902-1975) a poussé toujours plus loin son investigation d'une « anatomie de l'inconscient physique ». Depuis la « prise de vue » photographique jusqu'à l'expression graphique obsessionnelle, sa démarche peut être comprise comme la quête vertigineuse d'une image, infiniment vivante et mobile, par où donner corps au désir, et, ce faisant, d'en déceler et d'en activer les fantasmes inconscients.
    D'une précision d'anatomiste et d'un raffinement maniériste, ses dessins sont ainsi autant de pages d'un « monstrueux dictionnaire » des pulsions secrètes, des « transferts des sens », des ambivalences du corps érotique. En grand ordonnateur de jouissances, Bellmer montre la cruelle beauté des rouages de la mécanique du désir.
    Au-delà de son appartenance bien connue à la poétique du surréalisme, il s'agit d'analyser aujourd'hui la singularité de cette oeuvre violente, éminemment subversive dans le contexte des années 1930, et restée transgressive. Son questionnement des principes d'intégrité corporelle et d'identité sexuelle la rend particulièrement proche de notre sensibilité contemporaine.

  • En mai 2006, Jan Fabre était invité par le Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers, sa ville natale, à imaginer un parcours de ses oeuvres au sein des collections. En avril 2008, le musée du Louvre l'invite à renouveler cette expérience dans les salles de peintures des Écoles du Nord. La tradition picturale flamande est pour lui une source d'inspiration constante et déterminante. Le parcours proposé par Jan Fabre est une sorte de dramaturgie mentale mettant en scène les figures et les thèmes majeurs de son oeuvre avec ceux des maîtres anciens. Cet ouvrage, qui réunit les oeuvres des deux expositions - photographiées in situ par Attilio Maranzano -, permet de confronter tableaux célèbres du passé et oeuvres contemporaines. Ce dialogue subtil et fructueux entre passé et présent se fonde sur des affinités électives, sur des rapprochements d'ordre stylistique, iconographique ou poétique, imaginés par l'artiste, véritable metteur en espace de ces confrontations. L'ouvrage comprend un entretien avec l'artiste, qui explique et justifie ses intentions, ainsi que des textes de spécialistes de son oeuvre. Il apporte ainsi un nouvel éclairage, tant sur l'oeuvre de cet artiste protéiforme que sur la spécificité des peintures flamandes et hollandaises des deux musées.

  • Du 15 avril au 20 juillet 2008, le musée Rodin consacre une rétrospective exceptionnelle à Camille Claudel. Cette exposition rassemble l'essentiel de l'oeuvre de l'artiste avec plus de 80 sculptures en marbre, terre cuite, plâtre, onyx et bronze, ainsi qu'une dizaine de gravures et dessins provenant de collections publiques et privées. Certains documents, comme la correspondance de Rodin et Camille Claudel et des photographies d'époque, complètent cet ensemble.
    Cette rétrospective éclaire d'un jour nouveau le parcours artistique ponctué de chefs-d'oeuvre d'une artiste aujourd'hui plus connue pour sa vie privée que pour ses propres créations. Après avoir été longtemps jugé en référence à Rodin, l'art de Camille Claudel apparaît profondément original, intense et rayonnant.
    Cette exposition a pour ambition d'appréhender l'oeuvre de cette insoumise en dehors de la passion qui l'unit à Rodin. Le maître a certes inspiré l'élève, mais l'inverse est également vrai, à tel point qu'il est parfois difficile de déterminer le travail de chacun d'eux.

  • Gallimard et GEO associent leur savoir-faire pour créer cette nouvelle collection de guides. Des informations culturelles et pratiques, agrémentées de photos. Une sélection rigoureuse et originale d'adresses (hôtels, restaurants, bars, shopping, etc.) et d'activités, pour voyager l'esprit libre et goûter le plaisir de voyager: les adresses, authentiques, reflètent la culture des habitants d'un lieu.
    Différentes façons de visiter un pays ou une région en fonction du budget, de la personnalité et des envies du voyageur (adresses pour tous les goûts, à tous les coûts) Géoguide apporte un supplément d'âme au voyage.

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