Fayard/Mille et une nuits

  • « L´histoire de France, quel ennui... » C´est votre opinion ? Alors ce livre a été écrit pour vous. Car l´histoire de France, en réalité, c´est mille ans de film d´action et je vais vous le prouver. La scène ? Elle est grande comme l´Europe. Le décor ? Des palais, des gibets, des bals masqués, des bûchers et des champs de bataille encore fumants. Le pitch ? Des rois fastueux chevauchent de défaites en victoires, escortés par des chevaliers en armure, des ministres sournois, des moines déments et des reines étranglées.
    Avec, en guest starts, une princesse qui collectionne dans les boites d´argent les coeurs de ses amants, un pape qui boit du sang de petit garçon, un vieux souverain qui gagne une guerre en saoulant toute l´armée ennemie, un jeune despote qui fait payer un sac d´or le droit de le regarder assis sur sa chaise percée et un fier guerrier bouilli dans un chaudron, comme un vulgaire pot au feu.

    (Notez bien : le livre que vous avez entre les mains n´est pas l´oeuvre d´une historienne, c´est bien celle d´une amateur de livres d´histoire. Il a été relu et approuvé par un véritable historien.)

  • Génie précoce, Musset écrit tout ce qu'il a à écrire avant ses trente ans. Ensuite, il sombre. L´ensemble de son oeuvre tient toute entière sur une trame étroite : un jeune homme de bon milieu tente en vain de concilier de hautes aspirations existentielles, spirituelles et amoureuses avec une furieuse envie d'aller se bourrer la gueule au bordel. Son nom n'aurait probablement pas passé deux siècles si, un beau jour de 1834, il n'avait décidé d'écrire Lorenzaccio. Faites le test. Demandez autour de vous : « Musset ? » On ne vous répondra pas : « Qui ? » Ni même : « Quel ennui ! », mais « Lorenzaccio. » Pourquoi un tel succès ? Moi aussi, comme tant d'autres, j´ai lu et relu Lorenzaccio, je l´ai vu et revu, en live et en différé, au parterre et en baignoire... J´ai lu toute la littérature sur la pièce. Jamais nulle part je n´ai lu ce qui, pourtant, m'a toujours crevé les yeux : si Lorenzaccio a autant de succès depuis sa publication,c´est parce qu´il parle de sexe. Quasiment que de sexe. Et quand il ne parle pas de sexe, il parle de violence érotisée. En clair : avec du sexe. Catherine Dufour relit de manière torride et décapante le chef-d´oeuvre de Musset. INEDIT.

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