Fayard

  • Dernièrement, j´ai feuilleté le catalogue Jouets d´un grand magasin. Sur fond bleu : des autos, des motos, des bateaux et des boîtes de petit chimiste amusantes. Sur fond rose : des poupées qui marchent, parlent et (New !) font leurs dents, dix Barbie princesse et une Barbie passe la loque + son chariot de ménage avec de nombreux articles (seau, balai, balayette, pelle, lessive. « Facile à monter »).Materner, c´est très bien, faire le ménage, c´est nécessaire et s´habiller sexy peut être agréable, mais ce ne sont pas les trois seules façons pour une fille de gagner sa vie. Il y en a beaucoup d´autres, souvent bien mieux payées.J´ai donc, afin de compléter ce catalogue, composé un Guide des métiers pour les petites filles qui compte près de 50 fiches-métier (d'agent secret à voileuse, en passant par casse-cou, héroïne ou tortionnaire).Chaque fiche détaille, à travers des exemples concrets, les avantages et les aléas de la profession concernée. Des indications pratiques, comme « études conseillées », « salaire en début de carrière » ou « espérance de vie », accompagnent le texte.

  • Ada Lovelace, fille du poète Lord Byron, est une lady anglaise perdue dans les brumes du xixe siècle. Nous voilà   cent ans avant le premier ordinateur, et personne ne se doute que cette jeune femme maladive, emprisonnée dans un corset, étouffant entre un mari maltraitant et une mère abusive, s'apprête à écrire le premier programme informatique au monde.
      À 25 ans, déjà mère de trois enfants, Ada Lovelace se prend de passion pour les mathématiques. Elle rencontre Charles Babbage, qui vient de concevoir une machine à calculer révolutionnaire pour l'époque. C'est en la voyant qu'Ada a soudain l'intuition de ce qui deviendra l'informatique.
      Sans elle, pas d'Internet, pas de réseaux sociaux, pas de conquête de l'espace.
    Dans cette biographie truculente     la première consacrée à Ada Lovelace en français   , Catherine Dufour met en lumière le destin méconnu d'une pionnière qui a marqué notre civilisation par son génie et son audace.
     
    Ingénieure en informatique, Catherine Dufour est aussi chroniqueuse au Monde Diplomatique et chargée de cours à Sciences Po. Deux fois lauréate du Grand Prix de l'Imaginaire, elle a publié de la fantasy et de la science-fiction. Aux éditions Fayard, elle est l'auteure de L'Histoire de France pour ceux qui n'aiment pas ça (Mille et une nuits, 2012) et du Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses (2014).

  • « L´histoire de France, quel ennui... » C´est votre opinion ? Alors ce livre a été écrit pour vous. Car l´histoire de France, en réalité, c´est mille ans de film d´action et je vais vous le prouver. La scène ? Elle est grande comme l´Europe. Le décor ? Des palais, des gibets, des bals masqués, des bûchers et des champs de bataille encore fumants. Le pitch ? Des rois fastueux chevauchent de défaites en victoires, escortés par des chevaliers en armure, des ministres sournois, des moines déments et des reines étranglées.
    Avec, en guest starts, une princesse qui collectionne dans les boites d´argent les coeurs de ses amants, un pape qui boit du sang de petit garçon, un vieux souverain qui gagne une guerre en saoulant toute l´armée ennemie, un jeune despote qui fait payer un sac d´or le droit de le regarder assis sur sa chaise percée et un fier guerrier bouilli dans un chaudron, comme un vulgaire pot au feu.

    (Notez bien : le livre que vous avez entre les mains n´est pas l´oeuvre d´une historienne, c´est bien celle d´une amateur de livres d´histoire. Il a été relu et approuvé par un véritable historien.)

  • Génie précoce, Musset écrit tout ce qu'il a à écrire avant ses trente ans. Ensuite, il sombre. L´ensemble de son oeuvre tient toute entière sur une trame étroite : un jeune homme de bon milieu tente en vain de concilier de hautes aspirations existentielles, spirituelles et amoureuses avec une furieuse envie d'aller se bourrer la gueule au bordel. Son nom n'aurait probablement pas passé deux siècles si, un beau jour de 1834, il n'avait décidé d'écrire Lorenzaccio. Faites le test. Demandez autour de vous : « Musset ? » On ne vous répondra pas : « Qui ? » Ni même : « Quel ennui ! », mais « Lorenzaccio. » Pourquoi un tel succès ? Moi aussi, comme tant d'autres, j´ai lu et relu Lorenzaccio, je l´ai vu et revu, en live et en différé, au parterre et en baignoire... J´ai lu toute la littérature sur la pièce. Jamais nulle part je n´ai lu ce qui, pourtant, m'a toujours crevé les yeux : si Lorenzaccio a autant de succès depuis sa publication,c´est parce qu´il parle de sexe. Quasiment que de sexe. Et quand il ne parle pas de sexe, il parle de violence érotisée. En clair : avec du sexe. Catherine Dufour relit de manière torride et décapante le chef-d´oeuvre de Musset. INEDIT.

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