Parascolaire

  • OEdipe roi

    Sophocle

    La peste règne à Thèbes. Pour mettre fin à l'épidémie, l'oracle de Delphes réclame que soit puni le meurtrier de l'ancien roi Laïos. Au fil des interrogatoires, Oedipe mène l'enquête et découvre la vérité sur ses origines : les destin tragique rejaillit sur chacun, Jocaste se pend et lui-même se crève les yeux.

  • Ce livre incandescent est le résumé d'une quête et d'une crise : quête de la "vérité", de la réalité, crise d'un jeune homme et d'une société, crise du langage, de la culture et de la foi, crise d'un siècle en somme. Crise signifie jugement : jugement porté sur ce qu'on a cru, désillusion qui conduit à l'initiation, à la "liberté de posséder la vérité dans une âme et un corps".

  • En 1893, le laboratoire Zola est à l'oeuvre. Ici, le phénomène choisi sera le mariage. A travers quatre cas (l'aristocratie, la haute bourgeoisie, les boutiquiers et les couches populaires), de l'obligation mondaine au contrat lucratif, de l'association sécurisante de deux bilans comptables à la passion amoureuse - parce que dans la misère il n'y a plus que ça -, l'expérimentateur Zola nous présente avec un humour corrosif les différentes formes de cette union estampillée qu'on appelle mariage.

  • Lucien rentre au domicile conjugal dans la nuit, passablement éméché après sa soirée au Bal des Quat´zarts, travesti en Louis XIV. Yvonne, son épouse, l´accable de reproches. Alors que la dispute bat son plein, un domestique, Joseph, vient annoncer le décès de la mère d´Yvonne. Évanouissement, pleurs et disputes renouvelées. On apprendra finalement que c´est la mère de la voisine qui est décédée, et que l´émissaire s´était trompé de porte... Il s´agit de la première pièce en un acte de Feydeau. La particularité et l´intérêt de celle-ci, par rapport aux vaudevilles en trois actes qui avaient fait jusque-là son succès, tient à une noirceur particulière du trait : le couple petit-bourgeois y est décrit comme un véritable enfer quotidien, où l´homme est exposé à toutes les humiliations. Édition établie par Jérôme Vérain.

  • En 1917, le Suisse Henri Roorda (1870-1925), professeur de mathématiques, chroniqueur et  philosophe enjoué à ses heures, publie un pamphlet intitulé Le Pédagogue n´aime pas les  enfants, critique nette et contondante de l´école considérée comme une machine destinée à  inculquer la soumission aux élèves.  Disciple de l´anarchiste humanitaire Élisée Reclus, Roorda n´est pas seulement un  pourfendeur de l´institution scolaire : en relevant finement les incohérences et aberrations du  régime éducatif, c´est surtout la manie pédagogiste qu´il brocarde.  Contre la prétention des pédagogues assis sur d´immuables pratiques, il en revient à ce constat  de Reclus qui lui écrivait le 4 novembre 1897 : « Si l´enfant n´a pas l´enthousiasme de  l´étude, c´est que le professeur n´a pas l´enthousiasme de l´éducation. »
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  • C'est en 2007, au lendemain de l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy et de la nomination de Xavier Darcos au ministère de l'Education nationale, que s'est vraisemblablement close la querelle qui opposait depuis des années "pédagogistes" et "instructionnistes", ces tenants du savoir transmis par l'école républicaine. Le temps de la campagne et d'une ultime velléité de réintroduire l'autorité du maître et les méthodes rigoureuses d'enseignement, l'illusion se dissipait tout à fait : le train des réformes se poursuivait et s'amplifiait même. La reconfiguration de l'institution est engagée, mais qui veut l'admettre ? Le pire est de plus en plus sûr, nous sommes déjà dans l'école d'après l'école de la République, celle des gestionnaires : personnels peu qualifiés, chargé d'encadrement plutôt que d'enseignement, contenus minimaux et médiocres du "socle commun"... Le recours pour les familles est déjà les cours privés du soir, payants. Natacha Polony décrit le fonctionnement de l'école de demain, pour que nous prenions pleinement conscience de sa transformation totale. Il est encore temps de mettre en place des contre-feux. Paradoxalement, le modèle français pourrait avoir de beaux jours.

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