Coup d'oeil : Le rendez-vous avec les images du 07 septembre 2020 au 30 mars 2021

à suivre sur le site du Jeu de Paume / à suivre sur le magazine en ligne du Jeu de Paume

Pendant sa fermeture, le Jeu de Paume Paris remet l’image en jeu et propose des rendez-vous mensuels sur le web : image et sport, image et ville, image et littérature, image et cuisine, image et mode, image et musique et enfin image et nature. De septembre à mars, à travers l’oeil du Jeu de Paume, découvrez d’autres manières d’appréhender l’image photographique et vidéo en suivant nos rendez-vous thématiques. Quelle est l’image du sport dans la photographie ? Comment est représentée la ville dans l’art contemporain ? Quels sont les liens entre image et littérature ?
Au programme chaque semaine, des images commentées par nos équipes, des articles de fonds sur notre magazine, des recommandations lecture et ciné, des cartes blanches et bien d’autres contenus inédits conçus spécialement pour « Coup d’oeil ». Pendant que le Jeu de Paume Paris se refait une beauté, ce projet a été conçu pour continuer notre mission essentielle : faire vivre les images.
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  • From the mid-1920s until his death in 1976, Czech photographer Joseph Sudek shot Gothic and Baroque architecture, street scenes and still lifes--usually leaving the frame free of people and capturing a poetic and highly individualistic glimpse of Prague. The still lifes are the best known aspect of his oeuvre; indeed, his graceful depictions of drinking-glasses and eggs are familiar to those who don't necessarily even know his name. Acceding to his reclusive nature, Sudek began The Window of My Studio series in the 1940s. It allowed him to capture street scenes without going outside and helped him discover a particular fondness for how glass refracts light. The still lifes emerged from the informal arrangements Sudek would make on his windowsill, and occupied him for a number of years. Depicting a range of quotidian objects with a marked artfulness--some were made in homage to favorite painters like Caravaggio--the series deserves a deeper look. This volume is the first in-depth study of Sudek's still lifes and also explores his creative use of carbon printing--a pigment process on rag paper not often used photographically--which lent so many of his images such extraordinary depth and warmth.

  • A l'instar des volumes précédents The Window of My Studio et Still Lifes , cette nouvelle monographie de Josef Sudek rassemble une série de photographies réalisées dans l'espace de travail du photographe tchèque. Le studio de Sudek était à la limite de l'installation, un assemblage multicouches d'objets dans des combinaisons sans cesse permutées.

  • Selon John Gossage, celui-ci est un livre « conçu dans un contexte particulier, avec des photographies réalisées pour calmer le sentiment que je ne comprenais pas mon pays. À partir de 2003, j'ai cherché à comprendre quelle clarté pouvaient donc apporter mes photos. » C'est ainsi que sont apparus ces clichés de gens, de choses, d'événements mineurs et de portraits des yeux des jeunes, pris au quotidien à des endroits non-iconiques tout au long de ses voyages à travers l'Amérique. « Should Nature Change », phrase tirée du livre d'Isaïe, est pour Gossage à la fois une déclaration et un avertissement : « Je suis humaniste, comme la plupart d'entre nous, et je ne peux pas vraiment prendre du recul pour voir la beauté et l'ordre du monde, car dans ce cas la proximité engendre plutôt le chaos et la crainte. On me dit que nous avons fait du mal à l'endroit où nous vivons, mais il me semble que nous nous sommes faits le plus de mal à nous-mêmes. La planète a un plan pour résoudre ce problème, si nous ne le faisons pas. »

  • D'un coté, le journal photographique d'une banlieue huppée de Washington, où vit John Gossage, entouré d'hommes politiques et d'ambassadeurs. De l'autre, des photos prises à travers le monde, qui contrastent avec le carcan aseptisé des premières.

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  • The Nicknames of Citizens continue le regard astucieux, critique et plein d'esprit de John Gossage sur son Amérique natale; il s'agit du troisième volume de son exploration continue du pays et de ses habitants, après Should Nature Change et Valse de Jack Wilson publiés en 2019.

  • Einstein on the beach, reconnu comme l'une des plus importantes réalisations artistiques du XXe siècle, révolutionna les codes de l'opéra traditionnel. Cet ouvrage revient sur la genèse de l'opéra du compositeur Philip Glass et le metteur en scène Robert Wilson.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition de Zineb Sedira au Jeu de Paume, qui couvre une période allant de 1998 à aujourd'hui et des médiums aussi divers que la vidéo, le film, l'installation et la photographie. Plusieurs des installations présentées reflètent son intérêt pour la collecte, l'enregistrement et la transmission d'histoires. L'évolution de la forme, de la fonction et de l'effet des images dans les sociétés du monde s'inscrit dans son rapport au matériau d'archive.
    L'exposition, qui réunit cinq installations multimédia et un certain nombre d'oeuvres photographiques et filmiques, éclaire les différents bouleversements qu'a connus le xxe siècle : l'intense développement de l'industrie automobile (The End of the Road, 2010) et l'essor du fret, correspondant à l'exploitation et à la transformation globale, sous l'égide des pays occidentaux, des ressources primaires et secondaires, conséquence directe de l'impérialisme (Lighthouse in the Sea of Time, 2010 ; Broken Lens, 2011 ; Transmettre en abyme, 2012) ; l'histoire et l'indépendance des pays colonisés du continent africain, en particulier de l'Algérie (Standing Here Wondering Which Way to Go, 2019 ; Laughter in Hell, 2018). Par son implication personnelle et sa présence physique dans ses oeuvres, Sedira établit un rapport direct entre leur nature documentaire et son engagement d'artiste, qu'elle voit comme un engagement du côté de la société et de la démocratie.
    Coproduite par le Jeu de Paume et présentée pour la première fois, Standing Here Wondering Which Way to Go (2019) est née d'une réflexion sur la période utopique que furent les années 1960, en particulier sur le rôle qu'eut l'Algérie dans les mouvements de libération africains après son indépendance, en 1962. L'artiste a eu l'idée de cette oeuvre en explorant les archives cinématographiques d'Alger, où elle a découvert de nombreux films militants des années 1960. Dans cette oeuvre, se côtoient des documents d'archives, des séquences de films trouvés, divers objets faisant référence à l'éthos artistique de l'époque ainsi qu'un diorama du salon de Sedira contenant aussi bien ses meubles que ses affaires personnelles, et qui sont ici partagés avec le public.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Jeu de Paume, Paris, du 15 octobre 2019 au 19 janvier 2020.


  • C'est en mai 1888, quelques mois avant de sombrer dans la folie, que Nietzsche écrit Le Cas Wagner. Ses relations avec le compositeur ont toujours été passionnées, faites d'admiration et de répulsion. S'il a d'abord vu dans l'oeuvre de Wagner l'illustration géniale de ses propres conceptions de l'artiste tragique et dionysiaque, Nietzsche va s'éloigner rapidement de lui. Fondamentalement, il reproche au compositeur d'être un «menteur». Wagner joue à l'artiste de la puissance, alors qu'il est un musicien de la dégénérescence. Il joue à l'affirmateur de la vie alors qu'il est négateur. On le voit, la critique nietzschéenne de Wagner, loin d'être une attaque ad hominem mêlée de rancoeur, rejoint les thèmes les plus fondamentaux de sa pensée. C'est en 1876 que Nietzsche a rompu avec Wagner, et cette date n'est pas indifférente. C'est en effet l'année du premier festival de Bayreuth, qui consacre le musicien comme le pontife du nouvel art allemand. Seul véritable pamphlet écrit par Nietzsche, Le Cas Wagner est en effet moins dirigé contre l'auteur de Parsifal lui-même que contre tout ce que le wagnérisme incarne et que Nietzsche vomit : l'idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l'antisémitisme, son mépris de l'intelligence. Nietzsche résume tout cela d'une formule : « le crétinisme de Bayreuth». Contre cet esprit de lourdeur, il exalte la gaieté de Carmen. «Il faut méditérraniser la musique !», écrit-il.

  • Quatre scènes composent ce livre, toutes consacrées à Wagner. Les deux premières (Baudelaire, Mallarmé), contemporaines du triomphe européen du wagnérisme, s'inscrivent dans une séquence historique que ponctuent la guerre de 70 et la Commune, où se préfigure le déchaînement mondial des nations et des classes. Les secondes (Heidegger, Adorno) ont lieu lorsque certains aspects du wagnérisme se sont fait sentir et que la confusion du « national » et du « social » s'est comme solidifiée dans une configuration politique monstrueusement inédite. Dans les deux cas se jouent, ensemble, l'art et la politique, mais ni sous la forme d'une politique de l'art, ni encore moins, sous celle d'un art de la politique. Il s'agit, plus gravement, de l'esthétisation - de la figuration - du politique. Ces quatre scènes encadrent et éclairent « la vraie scène », événement philosophique majeur, qui sanctionna la rupture de Nietzsche avec Wagner.

  • A message for you

    Guy Bourdin

    • Steidl
    • 14 March 2013
  • Untouched

    Guy Bourdin

    • Steidl
    • 24 August 2017

    Ce recueil présente les premières photographies en noir et blanc de Guy Bourdin (1928-1991), réalisées entre 1950 et 1955. Les images prises dans les rues de Paris montrent l'attrait de l'auteur pour le graphisme et la narration cinématographique (version en français).

  • A travers ses différentes passions humaines et intellectuelles, Pasolini essaie de comprendre, de pénétrer et de révéler les raisons et les causes des transformations sociales et culturelles dans l'Italie des années soixante. Ces articles journalistiques nous donnent l'occasion de voir un " autre " Pasolini, l'homme plus que l'artiste, ses parcours de réflexion plus que son côté créateur, qui reste néanmoins manifeste dans son acte d'écriture.

  • De la boxe

    Joyce Carol Oates

    La boxe passionne Joyce Carol Oates depuis son adolescence. Elle a vu son premier combat dans les années 1950, en compagnie de son père. "Cela a touché, dit-elle, quelque chose de très profond en moi. Il y a là un mystère que j'essaie de percer." Méditation profonde, nourrie par la vision des combats et les propos saisissants des athlètes sur leur activité et le sens qu'ils lui donnent - De la boxe est aussi une évocation historique, depuis les gladiateurs romains jusqu'aux boxeurs actuels : le style de vie monastique de Rocky Marciano avant un match, la grâce d'un Mohammmed Ali en pleine gloire, la violence dévastatrice de Myke Tyson, dernier grand champion dans l'histoire de ce sport - et de cet art.

    "La boxe, écrit Joyce Carol Oates, est notre théâtre tragique. L'individu réduit à lui-même."

  • Pina Bausch

    Philippe Boisseau

    • Scala
    • 24 October 2019

    Personne mieux que Pina Bausch incarne aujourd'hui la danse contemporaine. D'abord danseuse, en Allemagne et à New York, elle devient peu à peu chorégraphe à Essen puis à Wuppertal, au début des années 1970. Avec sa compagnie, la célèbre Tanztheater Wuppertal, elle présente ses spectacles à travers le monde entier, pendant plus de trente ans. Dans cet ouvrage, dix ans après la disparition de la chorégraphe, Rosita Boisseau propose de redécouvrir le parcours de celle qui a inventé la danse-théâtre, à travers 12 explorations thématiques et en s'arrêtant en particulier sur 12 spectacles charnières qu'elle analyse.
    Une iconographie exceptionnelle vient compléter et mettre en résonance ce texte. Le photographe, Laurent Philippe, a photographié depuis 1989 près de 35 spectacles de Pina Bausch !

  • Cet ouvrage, qui célèbre le thème annuel choisi par la maison Hermès pour 2013, aborde pour la première fois la photographie de Jacques Henri Lartigue sous l'angle exclusif, mais foisonnant, du sport. Témoin passionné de son émergence au cours des trente premières années du xxe siècle, et lui-même adepte fervent de toutes ses disciplines, Jacques Henri Lartigue a saisi de manière inoubliable, dans son «piège à oeil», le plaisir fou du jeu, l'élégance des attitudes, l'ivresse et la légèreté des corps en mouvement, l'inépuisable inventivité technique, gestuelle et vestimentaire de ces nouvelles pratiques du corps, qui ont aussi profondément transformé les relations sociales entre les hommes, les femmes et les enfants.
    Les cinq axes autour desquels s'organisent les images - «Le sportsman», «S'oxygéner», «Les entraînements», «Les femmes et les enfants», «Le sport spectacle/le spectacle du sport» - permettent à l'historien Thierry Terret de révéler la richesse de cette approche singulière de l'oeuvre du photographe. Ainsi, au fil du texte, il répond aux questions passionnantes liées à l'avènement du sport comme pratique moderne, elle-même devenue peu à peu réalité sociale majeure.
    Enfin, la romancière Anne-Marie Garat - dont on sait le rôle que la photographie, notamment familiale, joue dans son univers narratif - a bien voulu porter son regard sur cet ensemble. Elle en dégage, dans une préface aussi instruite qu'inspirée, toute la force esthétique et émotionnelle, soulignant la part prise par le sport dans le développement de l'art photographique lui-même.

  • Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le striptease, l'auto, la publicité, le tourisme... qui bientôt nous débordent. Isolés de l'actualité qui les fait naître, ils apparaissent soudainement pour ce qu'ils sont : l'idéologie de la culture de masse moderne. Le mythologue Roland Barthes les décrypte ici avec le souci - formulé dans l'essai sur le mythe aujourd'hui qui clôt l'ouvrage - de réconcilier le réel et les hommes, la description et l'explication, l'objet et le savoir.
    " Nous voguons sans cesse entre l'objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l'objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié. " Roland Barthes

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