E-Books / Livres numériques sur la photo

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  • Ce livre vise à tracer - en guise de fil d'Ariane - une cartographie de la théorie et de la pratique du cinéma de Jean Epstein à partir de sa relation avec l'idée de réel dans son évolution, en tenant compte des contextes culturels qui ont pu l'influencer. Dès le lendemain de la première guerre mondiale, nombre de réfle­xions d'ordre esthétique apparaissent autour du réel cinématographique, no­tamment du cinéma de non-fiction. Epstein, comme Ricciotto Canudo, Émile Vuillermoz, Louis Delluc et Germaine Dulac, voit souvent en celui-ci le lieu privilégié de la photogénie. Chiara Tognolotti et Laura Vichi explorent la façon dont le cinéaste participe à cette réflexion, comment il se l'approprie et l'intègre pour faire évoluer sa pensée jusqu'à ses derniers travaux. S'appuyant sur un certain nombre de documents d'archives - articles de revue et journaux, projets de films, écrits inédits, fiches de lecture - les auteures essayent d'esquisser les lieux les plus marquants du terroir de la pensée epsteinienne qui semble posséder les formes d'un archipel se détendant en une mer imaginaire qui arrive à effleurer la pensée contemporaine sur le cinéma.

  • éparses

    Georges Didi-Huberman

    • Minuit
    • 6 February 2020

    C'est le simple « récit-photo » d'un voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. La tentative pour porter, sur un corpus d'images inédites réunies clandestinement par Emanuel Ringelblum et ses camarades du groupe Oyneg Shabes entre 1939 et 1943, un premier regard.
    Images inséparables d'une archive qui compte quelque trente-cinq mille pages de récits, de statistiques, de témoignages, de poèmes, de chansons populaires, de devoirs d'enfants dans les écoles clandestines ou de lettres jetées depuis les wagons à bestiaux en route vers Treblinka... Archive du désastre, mais aussi de la survie et d'une forme très particulière de l'espérance, dans un enclos où chacun était dos au mur et où très peu échappèrent à la mort.
    Images de peu. Images éparses - comme tout ce qui constitue cette archive. Mais images à regarder chacune comme témoignage de la vie et de la mort quotidiennes dans le ghetto. Images sur lesquelles, jusque-là, on ne s'était pas penché. Elles reposent cependant la question du genre de savoir ou, même, du style que peut assumer, devant la nature éparse de tous ces documents, une écriture de l'histoire ouverte à l'inconsolante fragilité des images.

  • « Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit: "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion?". Et Marpa répondit: "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion." »
     
     
    Pratique de la voie tibétaine
    La Chambre claire se présente au départ comme un essai sur la photographie. À ce titre, il est devenu une référence majeure. Mais il s'agit aussi et surtout d'un superbe récit. Au moment où Roland Barthes découvre le lien essentiel entre la photographie et l'épreuve intime qui l'obsède - la mort de sa mère -, il parvient à nous emporter dans un cheminement à la recherche du temps perdu et de l'être aimé.
    Comme l'explique Benoît Peeters dans l'entretien qui accompagne ici la bouleversante lecture de Daniel Mesguich, l'expérience la plus noire devient alors lumineuse; c'est pourquoi ce livre, peut-être le plus beau de Roland Barthes, ne s'appelle pas la chambre obscure, mais bien La Chambre claire.
     

     
    © Éditions de l'Étoile, Gallimard, Le Seuil, 1980.
     
    © et (P) Audiolib, 2016
     

     
    Durée : 3 h 27 min

  • Susan Sontag's On Photography is a seminal and groundbreaking work on the subject.Susan Sontag's groundbreaking critique of photography asks forceful questions about the moral and aesthetic issues surrounding this art form. Photographs are everywhere, and the 'insatiability of the photographing eye' has profoundly altered our relationship with the world. Photographs have the power to shock, idealize or seduce, they create a sense of nostalgia and act as a memorial, and they can be used as evidence against us or to identify us. In these six incisive essays, Sontag examines the ways in which we use these omnipresent images to manufacture a sense of reality and authority in our lives.'Sontag offers enough food for thought to satisfy the most intellectual of appetites'The Times'A brilliant analysis of the profound changes photographic images have made in our way of looking at the world, and at ourselves'Washington Post'The most original and illuminating study of the subject'New YorkerOne of America's best-known and most admired writers, Susan Sontag was also a leading commentator on contemporary culture until her death in December 2004. Her books include four novels and numerous works of non-fiction, among them Regarding the Pain of Others, On Photography, Illness as Metaphor, At the Same Time, Against Interpretation and Other Essays and Reborn: Early Diaries 1947-1963, all of which are published by Penguin. A further eight books, including the collections of essays Under the Sign of Saturn and Where the Stress Falls, and the novels The Volcano Lover and The Benefactor, are available from Penguin Modern Classics.

  • Le projet kittlérien d'expulser l'esprit des sciences humaines est ici appliqué au domaine des images, dont il s'agit de dégager l'a priori média-technique. Il en résulte une relecture historique et systématique du domaine du visible qui analyse de manière originale et parfois provocante le passage des beaux-arts (peinture, littérature), aux médias optiques (photographie, cinéma, télévision) puis au médium de tous les médias qu'est l'ordinateur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La dénivelée, c'est d'abord la rupture de niveau qui a résulté de l'irruption de la photographie et de son rejeton, le cinéma, dans le champ des pratiques artistiques. Rupture dans l'ordre des discours : impossible de parler de l'"art" et de ce qu'on dit être son histoire sans prendre en compte, dans ce qu'elle a encore et toujours d'irréductible, l'intrusion de cette forme mécanique autant que chimique, et bientôt industrielle, de production d'images, sinon de mimêsis, ou de représentation. Mais rupture, aussi bien, au registre des pratiques elles-mêmes, dont on ne saurait feindre plus longtemps qu'elles soient jamais de plain-pied.
    Cette différence de niveau, et la pente qui en résulte, ne vont pas à leur tour sans effets énergétiques. Le cinéma n'a pas plus supplanté la photographie que la photographie ne se sera substituée à la peinture. Il en naît une dynamique nouvelle qui s'éclaire d'une visée moins historique qu'analytique.

  • C'est dans cette fameuse histoire critique de la photographie que Walter Benjamin définit pour la première fois le concept d'aura, clé de voûte de sa théorie esthétique, ainsi que la notion d'inconscient optique, ce quelque chose qu'en prenant une photo nous captons sans le savoir et que, par exemple, certains psychogénéalogistes vont traquer pour éclairer notre histoire. Petite histoire de la photographie (1931) est suivi de Un portrait d'enfant (1934), où Benjamin, analysant une photographie du jeune Kafka baignée de tristesse, se trouve soudainement renvoyé à sa propre enfance.
    Avec ce livre, qui est l'autre volet de L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, partez en compagnie d'un maître penseur à la recherche de la puissance des images.

  • Voici un ouvrage dont le titre à soi seul est devenu une expression commune. Il est vrai que Michael Fried a posé en des termes tout à fait nouveaux la question : de quand date la peinture moderne? De David, de Manet, de Cézanne, dira-t-on ; les candidats à l'acte fondateur ne manquent pas. Fried pose autrement le problème. Moins qu'aux grandes individualités, c'est à ce qu'elles eurent en commun que l'auteur s'intéresse : le courant nouveau de figuration qui très vite devint la tradition moderne et auquel ces peintres participèrent ou s'opposèrent.
    Cette tradition naît au XVIIIe siècle avec la critique d'art - notamment Diderot - et celle-ci formule une interrogation : quelle place le tableau doit-il réserver au spectateur ?
    De Greuze à David, la peinture refuse la théâtralité. Michael Fried montre les deux moyens que Diderot expose pour combattre la fausseté de la représentation et la théâtralité de la figuration : une conception dramatique de la peinture, qui recourt à tous les procédés possibles pour fermer le tableau à la présence du spectateur, et une conception pastorale qui, à l'inverse, absorbe quasi littéralement le spectateur dans le tableau en l'y faisant pénétrer. Ces deux conceptions se conjuguent pour nier la présence du spectateur devant le tableau et mettre cette négation au principe de la représentation.

  • Video Art Theory: A Comparative Approach demonstrates how video art functions on the basis of a comparative media approach, providing a crucial understanding of video as a medium in contemporary art and of the visual mediations we encounter in daily life.
    A critical investigation of the visual media and selected video artworks which contributes to the understanding of video as a medium in contemporary art The only study specifically devoted to theorizing the medium of video from the perspective of prominent characteristics which result from how video works deal with time, space, representation, and narrative The text has emerged out of the author's own lectures and seminars on video art Offers a comparative approach which students find especially useful, offering new perspectives

  • Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, Harun Farocki et Pedro Costa inventent des dispositifs cinématographiques qui profanent le cinéma. En déconstruisant le langage cinématographique, en mettant au jour leur « armature artistique », les films profanes libèrent et transmettent des énergies, des capacités d'imagination et des méthodes de production d'images, de montages, de pensées. Leur fonction n'est pas tant de communiquer un message, de donner une leçon ou de transmettre un savoir au spectateur, que de disséminer les traces de leur travail dans leurs films et d'inviter ainsi le spectateur à les recueillir afin de reconstruire une méthode de production, de fabrication, d'un film.

  • "Comment présenter Sade au lecteur de bonne foi ?
    Comment le persuader que l'érotisme, malgré tant de scènes de débauche, est loin de résumer l'homme ou l'oeuvre ?
    Comment faire un portrait de Sade qui n'édulcore rien, mais ne recommence pas le procès ?
    Comment, enfin, lire Sade pour ce qu'il est ? Un auteur prolifique, à l'insatiable curiosité, qui connaît du monde tout ce qu'on peut connaître à son époque, jusqu'en Afrique et en Océanie. Qui a interrogé la nature humaine à partir de sa propre expérience, et de son imagination sans limites. Et surtout, qui a comparé passionnément les croyances, les coutumes de tous les peuples, sans préjugés.
    Alliant à une sexualité qui n'est plus tournée vers la procréation un athéisme radical et la volonté d'en finir avec les tyrans, Sade s'aventure sur les territoires des ethnographes et des anthropologues, dont il est le précurseur en héritier des Lumières.
    C'est ce que j'ai voulu montrer en faisant le récit de ma lecture."
    Gérard Macé.

  • Dirigé par Frédéric Tristan.


    Le premier but de ce cahier est de proposer un ensemble de témoignages, d'analyses, de documents et d'éléments critiques permettant à un lecteur de langue française de mieux pénétrer dans l'univers créateur de Thomas Mann. C'est ainsi que l'on présente préalablement quelques textes de base qui constituent le fondement de l'appareil critique français : les articles épars qui font autorité, classés dans un ordre thématique sans tenir compte de la chronologie de leur parution. Des études qui sont issues des spécialistes de langue allemande les plus représentatifs, de telle manière que ce dialogue puisse cerner mieux encore la pensée et la manière de l'écrivain. En tentant, toujours, d'indiquer quelques moments de cette gigantesque entreprise critique, qui, dix-huit ans après la mort de Thomas Mann, ne cesse de s'étendre en toutes les langues.


    Si les romans, les nouvelles et les essais de Thomas Mann ont presque tous été traduits en français, ainsi que sa correspondance choisie par sa fille Erika, la vie de l'écrivain est singulièrement mal connue. Elle est pourtant indispensable à la compréhension profonde de son oeuvre. Ce Cahier veux donc faire connaître l'homme. C'est pourquoi, à côté des témoignages de sa famille et de ses intimes, l'on insiste sur le rôle politique de Thomas Mann. De nombreux inédits de l'auteur ajouteront à cette prise de conscience du lecteur français, étonné sans doute de l'importance historique du comportement de l'écrivain entre 1914 et 1945, et plus particulièrement face au nazisme, à la démocratie, à l'Europe.


    Numérisation réalisée avec le soutien du CNL.


  • Paru au Rocher en 1996, Le Retour de Bouvard et Pécuchet n'était plus disponible depuis plusieurs années. Il s'inscrit parfaitement dans la collection Remake et l'inaugure au mieux.

    À sa mort, en 1880, Gustave Flaubert laissait inachevés Bouvard & Pécuchet. On a donc imaginé qu'une centaine d'années plus tard, ceux-ci étaient, un instant, de retour.

    Ainsi Frédéric Berthet présentait-il en 1996 Le Retour de Bouvard & Pécuchet, cinquième et dernier de ses livres publiés en l'espace de dix ans. Cette réédition accompagnée des notes de l'auteur, inédites à ce jour, se propose d'ouvrir une nouvelle perspective. Et, dans ce cas précis, quel meilleur révélateur d'expérience que le, va-et-vient de l'écriture, d'une oeuvre à l'autre ? Bouvard et Pécuchet furent les acteurs d'une farce encyclopédique sans limites. En habits de circonstance, ils traversent ici et sans ambages la scène des années 1980. Un hommage au style de Flaubert comme à l'actualité de son oeuvre, sur le mode des contes drolatiques d'autrefois, candides et enfantins.

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