TRAVAUX EN COURS  

EXPOSITION DE TROIS FILMS À VENIR AU JEU DE PAUME, PARIS

14 Septembre > 31 Octobre 2021 / 5 Novembre 2021 > 2  Janvier 2022 / 7 Janvier > 13 Février 2022
Noëlle Pujol : Boum ! Boum !                Ana Vaz : Il fait nuit en Amérique          Ben Rivers : After London

  • Naissance de la phrase

    Bailly

    • Nous
    • 5 June 2020

    Naissance de la phrase est composé de deux textes. Le premier est consacré au langage et s'efforce d'explorer la question - insondable - de son origine. Le pari aura été de superposer à la question de l'origine des langues (et, donc, de l'apparition du langage) celle de la venue, en nous, des phrases que nous nous efforçons de former. Autrement dit de tenter de comprendre de quoi le langage répond et de quelle manière il le fait, différemment dans chaque langue et à chaque fois en ravivant le souvenir de sa venue.
    Le second texte s'efforce quant à lui de regarder de près comment il revient au poème de restituer au mieux cette éclosion. Le modèle étant Paterson, le livre de William Carlos Williams comme le film de Jim Jarmusch.

  • Yannick Bellon (L'Integrale 2019)

    • Doriane
    • 1 January 2019
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  • Cinemanuel

    Jean-Claude Biette

    Cinémanuel est un journal de l'année 2000.
    Un livre sur le cinéma cherchait sa forme depuis plusieurs années : une forme qui ne fût ni une somme concertée de chapitres ni une composition d'exemples rassemblés pour une démonstration, mais une forme libre. non fixée d'avance. La suggestion de l'écrire en journal, de façon ponctuelle, rendit soudain nécessaires ces rendez-vous réguliers avec l'encre noire et la page blanche, employés à consigner certaines sensations persistantes des jours, ou de la nuit passée, au cas où apparaîtraient en elles des traces de sens pouvant éclairer les phénomènes ou les oeuvres dont elles émanent.

  • Vincente Minnelli

    Emmanuel Burdeau

    Vincente Minnelli a traversé trente-cinq ans de cinéma hollywoodien et tourné autant de films, de 1943 à 1976.
    Epoux de Judy Garland, père de Liza Minnelli, son nom reste associé au faste de la comédie musicale, dont il a réalisé plusieurs chefs d'oeuvre, tels Un américain à Paris (1951), Brigadoon (1954) ou Gigi (1958), dirigeant aussi bien Fred Astaire que Gene Kelly. Cinéaste maison de la Metro-Goldwyn-Mayer, où il resta près de vingt-cinq ans, Minnelli est considéré comme un esthète et un coloriste de génie.
    Cette réputation l'a également desservi, en contribuant à dissimuler son caractère, sa profondeur, la manière dont elle permet de lire tout un pan de l'histoire du cinéma, de la gloire du système des studios au milieu des années 1940 à leur déclin vingt ans après. L'objectif de ce livre est ainsi de mesurer la grandeur d'une oeuvre en donnant à lire et à admirer un autre Minnelli. Pas seulement l'esthète amoureux du monde des rêves, mais le cinéaste capable de s'épanouir aussi bien dans la légèreté que dans la gravité.
    Comment une comédie musicale comme Gigi, qui chante mais ne danse pas, est-elle possible ? Comment Minnelli a-t-il pu passer de la comédie musicale au mélodrame, de la danse à la guerre ou à la littérature, thèmes au coeur de Comme un torrent (1958) et des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse (1961)? En quoi l'arrivée du Cinémascope et celle de la télévision au début des années 1950 influencent-t-elles son cinéma ? A la fois exercice d'admiration et essai d'histoire du cinéma, cet ouvrage entend saluer comme il se doit un des plus grands cinéastes de l'histoire.

  • On admire Billy Wilder pour la liberté de ses comédies et la noirceur de ses drames, mais on écarte ainsi un trait fondamental de ses films: une lourdeur qui n'est pas seulement celle d'un cinéma volontiers grivois ou cynique, mais qui est matérielle: les choses pèsent.
    À partir de ce constat, cet essai brosse le portrait d'un cinéaste sensible au poids de l'Histoire. D'autre part, il analyse comment Wilder peut être tenu pour le continuateur du génial Ernst Lubistch dont l'oeuvre reste exemplaire par sa légèreté. De quelles gravités le cinéma de Wilder est-il le nom? Et comment ces gravités concernent-elles à la fois l'histoire du cinéma et l'histoire tout court? En traitant ces diverses questions, cet essai renouvelle la vision d'un des plus grands créateurs hollywoodiens.

  • Les chiffonniers de Paris au XIXe siècle : un sujet original et inattendu. Un sujet d'une grande richesse, entre histoire, économie, urbanisme, littérature et art.
    Morceau de vieux linge, le chiffon sert à la fabrication du papier. Or la demande explose après la révolution industrielle, avec l'essor de l'instruction et l'abondance de la presse. Le chiffonnier est à la fois l'inquiétant rôdeur des nuits de la capitale et l'agent indispensable des progrès de la société. Sa figure hante l'oeuvre des écrivains et des peintres, d'Hugo à Baudelaire et Théophile Gautier, de Daumier à Gavarni.
    Dans son Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier repérait en 1781 sa montée en puissance : «Le voyez-vous, cet homme qui, à l'aide de son croc, ramasse ce qu'il trouve dans la fange et le jette dans sa hotte?... Ce vil chiffon est la matière première qui deviendra l'ornement de nos bibliothèques, le trésor précieux de l'esprit humain. Le chiffonnier précède Montesquieu, Buffon et Rousseau».
    On voit les dimensions que prend le sujet. Antoine Compagnon les explore avec une érudition inépuisable. De l'hygiène des rues de Paris à l'administration des déchets ; de la prostitution, dont le monde recoupe celui des chiffonniers, à leur recrutement et aux mythes qui les entourent.
    C'est à une plongée toujours surprenante dans le Paris nocturne que nous convie l'auteur, le Paris des bas-fonds et celui de l'imaginaire collectif. Qui croirait que le premier dessin cité dans le Grand dictionnaire universel de Pierre Larousse à l'article «Caricature» montre un chiffonnier?
    Le crépuscule du chiffonnage parisien date de la fin du Second Empire : on fabrique maintenant le papier avec la fibre de bois et, en 1883, le préfet Eugène Poubelle décrète que les ordures seront déposées dans des récipients, lesquels prendront son nom.
    Mais le malfaisant marchand d'habits des Enfants du paradis, le film de Carné, suffit à illustrer la survivance du chiffonnier dans les représentations de Paris.

  • La pluie d'été

    Marguerite Duras

    Vitry, banlieue tentaculaire, immense, vidée de tout ce qui fait une ville, réservoir plutôt avec, çà et là, des îlots secrets où l'on survit. C'est là que Marguerite Duras a tourné son film Les Enfants : «Pendant quelques années, le film est resté pour moi la seule narration possible de l'histoire. Mais souvent je pensais à ces gens, ces personnes que j'avais abandonnées. Et un jour j'ai écrit sur eux à partir des lieux du tournage de Vitry.» C'est une famille d'immigrés, le père vient d'Italie, la mère, du Caucase peut-être, les enfants sont tous nés à Vitry. Les parents les regardent vivre, dans l'effroi et l'amour. Il y a Ernesto qui ne veut plus aller à l'école «parce qu'on y apprend des choses que je ne sais pas», Jeanne, sa soeur follement aimée, les brothers et les sisters. Autour d'eux, la société et tout ce qui la fait tenir : Dieu, l'éducation, la famille, la culture... autant de principes et de certitudes que cet enfant et sa famille mettent en pièces avec gaieté, dans la violence.

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  • Trois épisodes, trois scénarios courts de Pier Paolo Pasolini dont deux inédits en France : "Qu'est-ce-que c'est, les nuages ?" et "La Terre vue de la Lune", puis un troisième, "La Ricotta", présentée avec une nouvelle traduction. Le tout accompagné par certaines images originales des scènes dessinées par Pasolini lui-même.
    Trois scénarios très différents entre eux, mais tous traversés par une touche surréaliste et humoristique qui les rassemble et qui fait d'eux des véritable petits bijoux littéraires.

  • Ce texte est la retranscription d'une conférence-débat tenue par Pasolini le 21 octobre 1975 à Lecce, une dizaine de jours seulement avant sa mort. Prenant pour point de départ la question du dialecte, Pasolini y développe une critique éloquente du consumérisme. Traduction inédite.

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  • Philosophes et voyous

    Raymond Queneau

    • Sillage
    • 25 November 2013

    Raymond Queneau, Philosophes et voyous Une bonne partie de la drôle de guerre, je l'ai passée dans un dépôt avec des rebuts de l'armée française : infirmes, invalides, incapables, communistes, anarchistes, oubliés, cinglés, égarés. On y buvait beaucoup, du vin rouge principalement. (...) Que je fusse un intellectuel, cela stupéfiait mes camarades. L'un d'eux me demande un jour ce que je faisais dans la vie ; embarrassé, je lui réponds : professeur (c'était pas vrai). De quoi ? De philosophie (pas vrai, non plus, mais enfin : j'ai un diplôme). Ah ! ah ! Le camarade me toise avec sympathie et, se souvenant des bons kils de gros rouge que nous avions vidés ensemble, conclut : « C'est vrai, je l'avais toujours pensé que tu étais philosophe. »

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  • Loin de rueil

    Raymond Queneau

    Loin de Rueil est le roman de la "rêverie éveillée". Jacques l'Aumône, qui en est le héros, rêvasse, tout en vivant sa vie, cent vies possibles. Quelques lignes lues au hasard, une rencontre, un propos saisi au vol, suffisent à provoquer le démarrage grâce auquel il se quitte lui-même, et devient boxeur, général, évêque ou grand seigneur. Il vit à côté de sa vie avec application et constance ; et le passage du réel au rêve est si naturel chez lui que, sans doute, il ne sait plus exactement qui il est. Il deviendra, enfin, acteur à Hollywood, et point de départ lui-même d'infinies rêveries. Ce Jacques l'Aumône a - comme les personnages qui l'entourent - cette sorte de consistance à la fois obsédante et fluide qu'ont les personnages de nos rêves. La rêverie, ici, se matérialise par le détour de l'humour, un humour tantôt léger tantôt cruel, et aussi par une technique d'écriture qui se rapproche de celle du cinéma.

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  • L'organisation

    Jean Rolin

    " un soir nous étions installés tous les trois, bien lestés d'alcool et de toxiques divers, devant l'entrée de l'habitat rupestre.
    Le gueux s'éloigna pour procéder à l'inspection de quelque chose qui clochait avec sa voiture. sally me fit entrer dans la maison, m'y prodigua des marques d'affection, attira mon attention sur une carabine winchester posée sur le manteau de la cheminée. elle m'invita à vérifier qu'elle était en ordre de marche. incapable, comme on l'a vu, de résister à ses injonctions, et conscient toutefois de ce qu'impliquait presque nécessairement cet enchaînement de gestes, j'actionnai la poignée qui caractérise ce type d'armes et fis monter une balle dans le canon.
    Jamais sally ne m'avait couvé d'un regard aussi tendre. pendant que je m'employais à ces préparatifs, le transistor qui grésillait dans un coin de la pièce annonça la chute de saigon, et cela me fit autant d'effet que s'il s'était agi du résultat d'un match de football. "

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  • l'homme qui a vu l'ours rassemble de reportages et d'autres articles publiés par jean rolin dans différents journaux entre 1980 et 2005.
    on y trouve aussi bien des considérations sur les tigres mangeurs d'hommes du delta du gange, que sur la démolition des pétroliers géants, le siège de sarajevo, un voyage en cargo pendant la première guerre du golfe, la pêche au pouce-pied à belle-île, la remontée du fleuve congo, ou les avantages et les inconvénients d'habiter un immeuble conçu par jean nouvel.

  • Les animaux ont d'abord pénétré l'imagination humaine en tant que messagers porteurs de promesses.
    La domestication du bétail, par exemple, n'a pas été motivée par le simple besoin de lait et de viande. Le bétail possédait des fonctions magiques, tantôt divinatoires, tantôt sacrificielles. A l'origine, on décidait qu'une espèce donnée serait à la fois magique, apprivoisable et alimentaire, en fonction de ses habitudes, de sa proximité et de l'intensité avec laquelle elle y " invitait ".

  • Qu'est-ce que l'instinct territorial chez les oiseaux ? Vinciane Despret mène l'enquête et, sous sa plume, oiseaux et ornithologues deviennent intensément vivants et extrêmement attachants.

  • Une colère rouge recouvre le ciel. Les vagues s'agitent, l'eau monte, les forêts tombent et les corps s'enfoncent dans ce sanguinaire gouffre marin. Les cieux tonnent encore devant ce spectacle : le monde est en pleine tempête.
    Derrière sa prétention d'universalité, la pensée environnementale s'est construite sur l'occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l'environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice.
    Penser l'écologie depuis le monde caribéen confronte cette absence à partir d'une région où impérialismes, esclavagismes et destructions de paysages nouèrent violemment les destins des Européens, Amérindiens et Africains. Le navire négrier rappelle que certains sont enchaînés à la cale et parfois jetés par-dessus bord à la seule idée de la tempête. Tel est l'impensé de la double fracture moderne qui sépare les questions coloniales des destructions environnementales. Or, panser cette fracture demeure la clé d'un « habiter ensemble » qui préserve les écosystèmes tout autant que les dignités. Telle est l'ambition d'une « écologie décoloniale » qui relie les enjeux écologiques à la quête d'un monde au sortir de l'esclavage et de la colonisation.
    Face à la tempête, ce livre est une invitation à construire un navire-mondeoù les rencontres des autres humains et non-humains sur le pont de la justice dessinent l'horizon d'un monde commun.

  • Quand les espèces se rencontrent Nouv.

    « Il y a maintenant presque huit ans, je me suis retrouvée de façon inattendue éperdument amoureuse d'une chienne rouge piment que j'ai appelée Cayenne. » C'est en partant des gestes les plus ordinaires du quotidien et non pas de grands principes que Donna Haraway nous invite à penser notre relation aux espèces compagnes. Ces espèces avec lesquelles nous « partageons le pain », depuis les micro-organismes qui nous peuplent jusqu'aux animaux de compagnie. Cet enchevêtrement nous conduit auprès de bouledogues français à Paris, à des projets concernant les prisonniers du Midwest, à des analyses coûts-bénéfices dans la culture marchande autour des chiens, à des souris de laboratoire et des projets de recherche en génétique, sur des terrains de baseball et d'agility, auprès de baleines munies de caméras au large de l'Alaska, sur des sites industriels d'élevage de poulets, etc.
    Il s'agit ici non pas de domestication, de contrôle ou de rachat de la dette mais de contact. Quelle est la valeur ajoutée du contact ? Que nous apprennent à sentir et à faire les « zones de contact » ? Loin de tout retour romantique à une rencontre sauvage, dénuée d'intérêts et de contamination biopolitique, prendre soin du contact entre espèces « entraîne » à un perpétuel zigzag entre ce qui nous affecte, nous rattache, nous rend interdépendants, simultanément robustes et vulnérables.

  • Sous la forme d'un pamphlet, la philosophe des sciences analyse les relations de coévolution, de cohabitation et de partenariat qui se sont tissées entre les hommes et les chiens à travers un ensemble de pratiques, depuis les premiers contacts de l'homo sapiens avec l'animal, jusqu'aux compétitions de sports canins.

  • Ce livre a été écrit à partir des paroles de Davi Kopenawa, chaman et leader des Indiens yanomami du Brésil, recueillies dans sa langue par Bruce Albert, ethnologue français auquel le lie une amitié de plus de trente ans.

    Davi Kopenawa retrace sa vocation de chaman depuis l'enfance et révèle une métaphysique séculaire basée sur l'usage de puissants hallucinogènes. Il relate, à travers son histoire personnelle souvent dramatique, l'avancée dévastatrice des Blancs dans la forêt et ses voyages à l'étranger pour défendre son peuple.

    Ce témoignage exceptionnel est à la fois le récit d'une vie hors du commun, un vibrant manifeste chamanique et un cri d'alarme face à la crise écologique mondiale vue depuis le coeur de l'Amazonie.
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    Véritable Tristes Tropiques de la pensée sauvage, c'est un événement dans l'histoire de l'anthropologie.

  • Dans l'ouvrage Idées pour retarder la fin du monde, d'Ailton Krenak, s'est approprié le discours sur l'anthropocène et situe son propos au lieu d'un paradoxe : avec la nouvelle crise environnementale qui est aussi une crise de civilisation pour les sociétés industrielles, c'est l'Indien qui, vivant la fin du monde depuis la colonisation (alors qu'elle représentait un cinquième de la population mondiale, 95 % disparut au cours du premier siècle et demi après la conquête européenne), est devenu un expert en survie matérielle et culturelle. Il peut-être alors susceptible de fournir des stratégies de résistance en ces temps où l'humanité occidentale doit commencer à faire le deuil de ses projets d'exploitation illimitée de la Terre.

  • LA PASSION SELON G.H.
    (1964 et 1978 pour la première édition française) Après la fin d'une relation passionnée, G.H., une artiste vivant à Copacabana, licencie sa bonne noire et décide de nettoyer elle-même son appartement en commençant par la chambre de l'ancienne domestique. G.H. tombe alors sur une grosse blatte révélant au monde sa propre horreur, reflet d'une société pleine de préjugés contre les êtres qu'elle désigne comme sales, humbles et subalternes, telle la bonne elle-même. Face à l'insecte, G.H. plonge dans une crise existentielle qui l'amène à remettre en question toutes les conventions sociales, patriarcales et religieuses qui limitent sans cesse le rôle des femmes.
    La Passion selon G.H. est réédité dans une nouvelle traduction de Paulina Roitman et Didier Lamaison tandis qu'une adaptation cinématographique du réalisateur brésilien Luiz Fernando Carvalho, avec l'actrice Maria Fernanda Cândido, sort en salle.

    L'HEURE DE L'ÉTOILE (1977 et 1985 pour la première édition française) Ici, c'est un homme qui est habité par une jeune fille, venue de la misère du Nord-Est brésilien, à Rio, où elle mourra. Et il est tout occupé d'elle : écrire sa vie, sa mort doit le délivrer, lui qui a échappé au sort sans futur qu'elle subit. Il l'aime, comme on aime ce qu'on a craint de devenir... S'il avoue être le personnage le plus important des sept que comporte son histoire, il ne dit rien de celui dont la présence s'impose progressivement dans ces pages : la mort qui efface le feu scintillant et fugace de "L'Heure de l'étoile", l'heure à laquelle celle qui meurt devient, pour un instant, l'étoile de sa propre vie, désormais réalisée.
    "L'Heure de l'étoile", dernier livre de Clarice Lispector paru de son vivant, a également fait l'objet d'une adaptation au cinéma de Suzana Amaral en 1985.

    Coffret anniversaire, à l'occasion du centenaire de la naissance de Clarice Lispector, contenant :
    - La Passion selon G.H., dans une nouvelle traduction de Paulina Roitman et Didier Lamaison.
    - L'Heure de l'étoile, traduit du portugais (Brésil) par Marguerite Wünscher et Sylvie Durastanti suivi d'une postface inédite de Paulo Gurgel Valente traduite du portugais (Brésil) par Didier Lamaison.
    - Un livret illustré de photos et de fac-similés inédits de ses manuscrits.

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  • Croire aux fauves

    Nastassja Martin

    « Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Les limites physiques entre un humain et une bête, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. » Croire aux fauves est le récit d'un corps-à-corps entre un ours et une anthropologue au Kamtchatka. Et comme Nastassja Martin le souligne immédiatement, c'est une blessure et une renaissance, dont elle sortira en partie défigurée, mais surtout transfigurée. La singularité de son point de vue a toujours tenu à son engagement avec les peuples étudiés - les Gwich'in de l'Alaska puis les Évènes d Kamtchatka -, engagement si total qu'il a parfois aboli les distances soi-disant objectives et soulevé en elle des interrogations vertigineuses.
    Ainsi, avec cet ours, s'est-elle confrontée à une figure essentielle des mythologies locales, « l'âme sauvage », comme si cette bête fauve était le point de collision entre savoirs scientifiques et implication animiste.
    Outre ce motif initial, elle relate les nombreuses opérations subies en Russie à l'hôpital de Petropavlosk, puis en France à La Salpêtrière ou au CHU de Grenoble. Au cours d'une énième hospitalisation, de nouvelles menaces surviennent, une maladie nosocomiale puis un risque de tuberculose. Face à ces sombres perspectives, la rescapée décide de retourner sur les lieux du « baiser de l'ours ». Et c'est dans ce refuge d'une inquiétante familiarité qu'elle approfondit les questionnements qui l'ont assaillie depuis des mois, les met au diapason d'une pleine Nature habitée par des croyances ancestrales et des solidarités élémentaires, mais aussi à l'épreuve des préjugés de certains habitants envers la « miedka » qu'elle est devenue, mi-femme mifauve.
    Ultime stigmatisation qui va nourrir son désir de pousser plus loin encore sa méditation anthropologique.

  • Depuis les forêts du Yellowstone aux crêtes du Kirghizstan, des steppes du Haut-Var à la terrasse de son appartement, Baptiste Morizot nous invite à partir sur les traces d'êtres hors du commun, souvent mythifiés : les grands prédateurs - ours, loups, panthères des neiges... À travers différents récits de pistage, l'auteur nous propose ainsi de porter notre attention sur le vivant simultanément autour de nous et en nous, et apprendre à cohabiter avec lui.

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